En bref
- Deux ouvriers sauvés après dix jours
- Ils étaient bloqués dans Trishuli-3
- La crue a fait 1 280 morts
La crue du 26 août dans le nord du Népal a déjà fait au moins 1 280 morts et plus de 5 600 disparus. Dans ce contexte, l’extraction vivante de deux ouvriers, vendredi 4 septembre 2026, tranche nettement avec les bilans remontés depuis plusieurs jours sur les chantiers hydroélectriques touchés.
Un sauvetage qui tranche avec un bilan accablant
Le mur d’eau, de glace et de débris qui a ravagé plusieurs vallées à la frontière entre le Népal et la Chine a aussi frappé des sites de barrages et de centrales en construction. Parmi les disparus, les autorités comptent plus de 900 salariés ou ouvriers liés à ces installations.
Peu après la catastrophe, les autorités népalaises estimaient qu’une centaine d’ouvriers pouvaient être coincés dans le seul tunnel de Trishuli-3. Jusqu’à vendredi, les équipes n’y avaient retrouvé que quelques corps.
Deux hommes sortis du tunnel de Trishuli-3
Le ministre de l’Énergie, Biraj Bhakta Shrestha, a indiqué qu’une première personne avait été extraite saine et sauve du tunnel de Trishuli-3. Peu après, le ministre de l’Intérieur, Sudan Gurung, a confirmé qu’un deuxième ouvrier avait lui aussi été sauvé.
Le gouvernement népalais a diffusé des photos montrant les deux rescapés évacués à l’air libre sur des civières par des sauveteurs casqués. Ils ont été identifiés comme Sanjay Shah et Kabir Maharjan.
Le frère de ce dernier, Amir Maharjan, a confié à l’AFP : « Je suis si heureux, mon cœur est maintenant beaucoup plus léger ». Selon le ministre de l’Énergie, les deux hommes doivent être transportés vers Katmandou.
Des recherches menées dans des tunnels noyés de boue
Des dizaines de sauveteurs népalais travaillent depuis une semaine dans plusieurs tunnels ensevelis. Ils sont épaulés par des experts venus de l’Inde, de Chine et de Corée du Sud.
Le terrain complique tout. Les tunnels de la région sont remplis d’eau et de boue, et les équipes progressent avec des explosifs et des excavatrices. L’image est brute, et elle dit assez bien la difficulté de l’opération.
Le premier signe venu de l’intérieur
Avant l’annonce officielle du sauvetage, le spécialiste australien des secours en profondeur Arnold Dix, engagé dans les opérations, avait rapporté qu’un contact venait d’être établi avec des survivants.
Il a expliqué à l’AFP que les secours pensaient avoir perçu une réponse très faible depuis l’intérieur du tunnel, « oui » ou « OK ». Les équipes ont alors répondu, selon lui, « Ne vous inquiétez pas, on vient vous sauver ».
Et c’est ce point qui compte aussi, au-delà du soulagement immédiat : après dix jours passés sous terre, des survivants ont bien été retrouvés vivants dans l’un des sites les plus meurtris de la catastrophe.