En bref
- Plus de 1 300 disparus recensés
- Des étrangers, dont des Français, restent introuvables
- L’USGS évoque un effondrement glaciaire
Au Népal, l’incertitude reste forte pour les ressortissants étrangers après les coulées de boue qui ont ravagé plusieurs vallées mercredi, jusque dans la région chinoise du Tibet. Côté français, le ministère des Affaires étrangères indique que 80 Français ont signalé leur présence dans le pays, tout en précisant que d’autres voyageurs de passage peuvent aussi se trouver dans les zones touchées. Leur situation n’était pas connue à ce stade.
Des Français potentiellement dans les zones dévastées
Le point le plus sensible, pour l’instant, tient au manque d’informations sur les personnes présentes sur place. Les autorités françaises ne signalent pas de bilan précis pour leurs ressortissants, seulement une présence déclarée de 80 personnes au Népal. Et d’autres Français non enregistrés peuvent encore se trouver dans les secteurs frappés.
Résultat, la prudence s’impose. Pas de quoi avancer des chiffres plus loin que ceux confirmés.
Un bilan humain massif de part et d’autre de l’Himalaya
Le bilan provisoire est déjà très lourd. Au moins 162 morts sont recensés au Népal et trois en Chine. Surtout, plus de 1 300 personnes restent portées disparues jeudi.
Dans le détail, l’agence népalaise de gestion des situations d’urgence fait état de 823 disparus au Népal. En Chine, dans la région du Tibet, 558 personnes manquent encore à l’appel.
Des touristes venus du monde entier manquent à l’appel
Parmi les disparus au Népal, 579 sont des touristes, dont 393 étrangers. En Chine, 260 étrangers figurent aussi parmi les personnes recherchées. Ce n’est pas anodin, le Népal, au cœur de l’Himalaya, attire en permanence randonneurs et alpinistes, notamment vers l’Everest.
L’Office de tourisme du Népal indique aussi que 142 disparus sont indiens. D’autres nationalités sont concernées, avec des ressortissants de Malaisie, des États-Unis, de Corée du Sud, d’Italie, du Japon, d’Australie, d’Ukraine ou encore des Pays-Bas qui restent non retrouvés.
Et il y a encore une zone grise. Plusieurs agences de voyage ont signalé la disparition d’étrangers dont la nationalité n’avait pas été confirmée. Trekkers Society évoque 77 personnes, Kailash Journey en recense 26, et Richa Tours et Travels huit.
La piste d’un effondrement glaciaire se précise
Sur les causes, l’analyse a évolué. L’USGS, institut américain de référence en sismologie, avait d’abord relevé un séisme de magnitude 4,4, ensuite réévalué à 5,2. L’organisme estime finalement que l’événement sismique a été provoqué par un effondrement glaciaire et une coulée de débris, à l’origine des conséquences catastrophiques observées en aval.
Plus tôt, le ministre des Affaires étrangères du Népal, Shishir Khanal, avançait une autre chaîne de causes, avec un tremblement de terre ayant probablement déclenché un glissement de terrain, puis bloqué le lit d’une rivière avant la crue. Les opérations de recherche se poursuivent donc avec, encore, beaucoup de zones d’ombre.