Alcool et boissons sucrées pourraient favoriser la perte de cheveux

Image d'illustration. Début de calvitie. ADN
Selon une récente étude, la consommation d’alcool et de boissons sucrées serait associée à un amincissement des cheveux. Les chercheurs mettent en avant un lien potentiel entre ces habitudes alimentaires et la santé capillaire.
Tl;dr
- Boissons sucrées et alcool liées à la perte de cheveux.
- Fer et vitamine D favorisent la pousse capillaire.
- Les résultats restent limités par les méthodologies étudiées.
Alimentation et chute de cheveux : des liens qui s’affinent
Que révèlent réellement nos habitudes alimentaires sur l’état de notre chevelure ? À la lumière d’une analyse récente, menée à partir de 17 études internationales ayant impliqué plus de 61 000 participants – dont une majorité écrasante de femmes –, le lien entre consommation de boissons sucrées, d’alcool et augmentation du risque de perte de cheveux se précise. Les scientifiques se sont principalement penchés sur l’alopécie, terme médical pour désigner la chute capillaire, ainsi que sur les effets du vieillissement.
Quand l’assiette influe sur la santé du cheveu
Au fil des analyses, plusieurs nutriments se sont détachés : la vitamine D, le fer, mais aussi les protéines, les produits à base de soja, ou encore les légumes crucifères. À l’inverse des boissons sucrées et de l’alcool, une alimentation riche en vitamine D et en fer semble favoriser une meilleure santé capillaire. Selon Julia Zumpano, diététicienne à la Cleveland Clinic, « L’apport en nutriments joue un rôle essentiel dans la prévention de la chute des cheveux ». En effet, ces micronutriments interviennent respectivement dans la formation des follicules et le transport d’oxygène vers ceux-ci.
Dans ce contexte, il est utile de rappeler les aliments pouvant soutenir la vitalité du cuir chevelu :
- Légumes crucifères comme les choux de Bruxelles ou le brocoli
- Soja et protéines végétales ou animales
- Sources naturelles de vitamine C, A ou folate
Bémols scientifiques et nuances à apporter
Pourtant, prudence. Si les corrélations existent entre certains modes alimentaires et le risque d’alopécie, « ces travaux ne permettent pas d’établir un lien direct de cause à effet » », prévient le docteur Zhaoping Li, chef du département Nutrition clinique à l’UCLA David Geffen School of Medicine. Les recherches compilées sont majoritairement transversales : elles capturent un instantané des comportements sans permettre d’en tirer des conclusions définitives.
En outre, le profil très féminin du panel interroge quant à l’applicabilité des résultats à toute la population. Les divergences méthodologiques entre études compliquent aussi l’interprétation globale.
Derrière les boissons sucrées et l’alcool : un frein à l’absorption des nutriments ?
Comment expliquer que soda ou apéritif pourraient influencer notre masse capillaire ? Les spécialistes avancent que ces boissons nuiraient à la capacité du corps à absorber correctement les vitamines essentielles au cuir chevelu – peut-être via leur impact sur le microbiote intestinal ou en remplaçant des apports nutritionnels plus bénéfiques.
Si « la nutrition est le socle fondamental pour préserver ses cheveux » », l’alimentation doit être envisagée comme un tout cohérent. Limiter sucres rapides et alcool s’inscrit donc dans une démarche globale… bien au-delà de simples questions esthétiques.