Guillain-Barré : un risque accru avec des vaccins Covid, pas ceux à ARN messager
Ce risque de développer la maladie vaut pour les vaccins à vecteur adénoviral, notent ANSM et Assurance maladie.
Mercredi 11 octobre, l’Agence de sécurité du médicament et l’Assurance maladie ont signé un communiqué dans lequel ils indiquent que certains vaccins anti-Covid accroissent le risque de développement du syndrome de Guillain-Barré.
Les autorités précisent que « Les vaccins à ARN messager n’augmentent pas le risque de syndrome de Guillain-Barré, à la différence des vaccins à vecteur adénoviral ».
Vaccins Moderna et Pfizer pas concernés
Ainsi, les vaccins mis au point par Pfizer (auquel la France a quasi exclusivement recours) ne sont pas concernés par les résultats de cette étude publiée dans Neurology, pas plus que celui de Moderna.
Les autorités rappellent que ce syndrome est « une maladie rare dans laquelle le système immunitaire attaque les nerfs périphériques, ce qui peut entraîner des douleurs, un engourdissement, une faiblesse musculaire, ou des difficultés à marcher, rappellent les agences. Dans de rares cas, la maladie peut entraîner des séquelles neurologiques graves, une insuffisance respiratoire et conduire au décès ».
AstraZeneca et Janssen, des cas isolés
Les deux vaccins AstraZeneca et Janssen ont donné lieu à des cas isolés de Guillain-Barré, mais ils ont été abandonnés en France au profit de ceux à ARN messager.
Cette étude se donnait pur but de mettre en balance la situation vaccinale d’environ 2 000 personnes hospitalisées en raison de ce syndrome entre fin 2020 et début 2022.
Un risque plus que doublé
Quel est le résultat comptable de cette étude ? L’administration d’un produit AstraZenecca ou Janssen conduit à un risque plus que doublé de développer un syndrome mais ce risque est beaucoup plus important en cas d’infection au virus responsable du Covid.
Concernant les vaccins à ARN messager, les chercheurs concluent que « C’est rassurant dans un contexte où l’ARN messager sert de base à la vaccination de rappel, dans l’immédiat et dans le futur ». En revanche, d’autres pays poursuivent leur utilisation d’AstraZeneca.