Sécurité routière : une étude montre que 24% des conducteurs ayant eu un accident avaient eu une nuit écourtée
Pour être vigilant au volant, concentré et attentif, il faut avoir fait auparavant une bonne nuit de sommeil, sinon, le risque d’accident est multiplié par 6.
Premiers départs en vacances d’été ce week-end
Association qui sensibilise aux risques du quotidien, l’étude scientifique « Dette de sommeil : quel impact sur la vigilance au volant ? », d’Assurance prévention’ prouve que pour bien conduire et être en pleine capacité de ses moyens demande de passer une (des) excellente (s) nuit (s) de sommeil, un peu à l’image des sportifs de haut niveau avant une rencontre.
Le facteur malaise ou somnolence présent dans 17% des accidents mortels sur autoroute
Sur autoroute, le facteur malaise ou somnolence était présent dans 17% des accidents mortels, note l’étude. La somnolence au volant est la deuxième cause de mortalité sur autoroute. Elle a provoqué en 2021, 131 accidents mortels. Le facteur ‘Somnolence et fatigue’ concerne 1 accident sur 5 (source ASFA). La somnolence au volant est aussi présente sur les autres réseaux (routes départementales, nationales…). La somnolence entraîne des périodes de micro-sommeil de 1 à 4 secondes. 4 secondes, c’est 150 mètres parcourus si on roule à 130 km/h, précise l’enquête.
Le risque d’accident mortel est 4 fois plus grand la nuit !
La somnolence au volant est liée à plusieurs facteurs : 1 conducteur sur 2 réduit son temps de sommeil habituel pour avancer son heure de départ et/ou pour préparer le chargement de son véhicule. ; 17 heures de veille active équivalent à 0,5 g d’alcool par litre de sang ; une consommation de certains médicaments (psychotropes) ; un environnement du véhicule (température, lumière, environnement sonore…) mais aussi une alimentation inadaptée avec des repas trop copieux (qui accélère la somnolence) et des repas trop gras et trop sucrés.
La somnolence au volant est la deuxième cause de mortalité sur autoroute
Bilan : l’étude d’Assurance Prévention démontre qu’une nuit écourtée multiplie par 6 le risque d’accident. Que 24 % des sujets ont eu un accident après une nuit écourtée (3h53 de sommeil en moyenne contre 7h17 pour une nuit normale) et que 67 % des sujets accidentés ont eu précédemment des pertes de vigilance (test de réaction).