Val-de-Marne : une femme de 30 ans poignardée à mort, son conjoint en garde à vue

Dans la nuit de mercredi à jeudi à Chevilly-Larue, une femme de 30 ans est décédée après avoir été poignardée. Suspecté de cet homicide, le compagnon de la victime, âgé de 29 ans, a été interpellé et placé en garde à vue.

Le drame s’est produit dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 août à Chevilly-Larue, dans le Val-de-Marne. Une femme de 30 ans a perdu la vie après avoir été poignardée. Les faits, rapportés par nos confrères du Parisien, auraient démarré aux alentours de 3h30 comme l’indique un voisin : « j’ai entendu une altercation qui semblait venir de la rue. Les cris se sont rapprochés, j’ai entendu un bruit métallique puis quelqu’un qui criait à l’aide en courant ».

Une femme de 30 ans meurt chez elle après avoir été poignardée et étranglée

On ignore si la personne qui semblait alors fuir un danger, une femme de 30 ans, avait déjà sauté du premier étage de son logement. Toujours est-il qu’après l’avoir rattrapée, son conjoint de 29 ans l’a contrainte à retourner dans le logement. La victime, dont la présence d’armes blanches près d’elle et des entailles à l’abdomen ont montré qu’elle avait été poignardée, s’est ensuite éteinte en dépit de l’intervention des secours. Elle aurait également été étranglée.

Le 44e féminicide présumé de l’année

Quand les forces de l’ordre sont arrivées sur les lieux, l’auteur présumé des coups de couteau était encore dans l’appartement. Il a été interpellé sans difficulté et placé en garde à vue. Le service départemental de police judiciaire a été chargé de l’enquête. Ce couple, dont l’un des deux enfants dormait dans le logement lors des faits, n’en était possiblement pas à son premier différend. Un homme raconte ainsi avoir « déjà entendu des cris de femme provenant de chez eux », sans toutefois pouvoir attester qu’il s’agissait de violences conjugales. Un petit groupe du voisinage se rappelle quant à lui d’un incident où « la femme avait lancé toutes les affaires de son mari par la fenêtre. Il disait qu’il n’avait rien fait, qu’il était juste rentré tard ». Cette disparition monte à 44 le nombre de féminicides présumés enregistrés en France en 2020 selon un décompte de l’AFP. L’an passé, au moins 126 femmes avaient péri de la main de leur compagnon, ex-conjoint ou amant.

Gael Brulin

Spécialiste Faits Divers

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