En bref
- La France refuse le FSD Supervisé de Tesla
- Le gouvernement invoque un niveau de sécurité insuffisant
- Le système reste autorisé dans plusieurs autres pays
Alors que le FSD Supervisé circule déjà dans plusieurs marchés, la France ferme la porte, au moins pour l’instant. Le gouvernement a confirmé qu’il n’autorisera pas en l’état ce système de conduite assistée de Tesla, jugeant que le volet sécurité n’est pas encore au niveau attendu.
Un feu rouge français malgré l’expansion du système
Le contraste est net. Aux Etats-Unis, au Canada ou en Australie, la fonctionnalité existe déjà. En Europe, elle a aussi obtenu un feu vert provisoire aux Pays-Bas, avant d’être autorisée en Belgique, en Estonie, au Danemark et en Lituanie.
En France, rien de tel. Pour le lecteur, l’enjeu est simple, ce n’est pas un détail administratif. Quand un pays bloque un outil déjà lancé ailleurs, cela dit quelque chose du niveau de confiance accordé à la technologie.
Ce que Tesla promet, et ce que le système ne fait pas
Chez Tesla, le nom peut prêter à confusion. Le FSD Supervisé ne transforme pas la voiture en véhicule autonome. La marque explique au contraire qu’une surveillance permanente du conducteur reste nécessaire.
Concrètement, le système peut gérer la conduite en ville comme sur autoroute, effectuer des manœuvres de stationnement ou encore sortir d’une place de parking. Tout cela reste placé sous le contrôle du conducteur. La technologie repose sur une intelligence artificielle alimentée par les données de plus de six millions de véhicules, ce qui donne une idée de l’ampleur du dispositif, mais pas automatiquement de son acceptabilité réglementaire.
La sécurité comme ligne rouge du gouvernement
C’est là que se joue la décision. Philippe Tabarot, ministre des Transports, reconnaît des avancées techniques, mais estime que les garanties ne suffisent pas encore. Dans une vidéo publiée sur la plateforme Agora, il dit en substance que le système apporte des progrès, tout en restant trop fragile sur le plan de la sécurité pour être autorisé en l’état.
Le ministre ajoute que la France soutient le développement de cette technologie, avec l’idée d’identifier d’abord les ajustements nécessaires. Bon, le message est clair, pas de rejet définitif, mais pas de feu vert non plus.
Le cas néerlandais ne fait pas jurisprudence en France
Philippe Tabarot souligne aussi un point réglementaire central. Selon lui, les Pays-Bas ont choisi de déroger au cadre international et européen, lequel impose que le conducteur reste maître du véhicule, avec en général au moins une main sur le volant.
De son côté, Tesla indique que la fonction est toujours en attente d’une approbation réglementaire en France. Et c’est sans doute là que le dossier devient plus large qu’un simple cas Tesla. Ce type d’arbitrage montre comment les États essaient de suivre une technologie qui avance vite, mais qui, sur la route, n’a pas droit à l’approximation.