En bref
- Les projections tests ont poussé Zach Cregger à réduire fortement l’humour du film.
- Resident Evil sera donc plus sérieux et davantage centré sur l’horreur.
- Zach Cregger assume ce virage avant la sortie au cinéma.
Le nouveau film Resident Evil ne sera finalement pas aussi drôle que prévu. Après plusieurs projections tests, le réalisateur Zach Cregger a choisi d’enlever une partie des gags pour rendre son Resident Evil plus tendu, plus sec, plus clairement orienté horreur.
Un virage plus sérieux après les premières réactions
Dans un entretien accordé à The Hollywood Reporter, Zach Cregger explique que les premiers retours étaient bons, avec un vrai problème quand même : le public aimait le film Resident Evil, mais le trouvait trop drôle. Le réalisateur dit alors avoir retiré autant de blagues que possible au fil des tests.
Il résume ce changement ainsi : « J’ai appris que les gens aimaient vraiment le film, mais qu’ils le trouvaient trop drôle ». Puis il ajoute avoir constaté que le public appréciait davantage le résultat, et que lui aussi préférait cette nouvelle version. Son idée est simple : dans un film d’horreur, un peu d’humour peut suffire, pas besoin d’en faire trop.
Résultat, la structure même du film a été retouchée pour aller vers quelque chose de plus sérieux.
Un réalisateur qui aime mélanger peur et rire
Le choix surprend un peu si vous connaissez le cinéma de Zach Cregger. Dans Barbarian, il utilisait déjà un humour très précis au milieu de scènes franchement angoissantes, notamment autour du personnage joué par Justin Long. Et dans Weapons, plusieurs seconds rôles comme Alden Ehrenreich, Austin Abrams et Amy Madigan portent aussi des moments plus légers.
Bon, ça ne veut pas dire que Resident Evil deviendra austère. Zach Cregger ne renie pas l’idée d’un contrepoint comique dans l’horreur, il dit juste qu’ici le dosage initial n’était pas le bon. Et manifestement, il ne regrette aucune des blagues supprimées.
Une décision importante pour une adaptation sous pression
Ce changement compte parce que Resident Evil n’est pas un projet comme les autres. Zach Cregger ne travaille pas sur une création originale, mais sur une grosse licence de studio, avec tout ce que ça implique : attentes des fans, producteurs attentifs et contraintes plus lourdes qu’à l’époque de Barbarian.
Le réalisateur semble pourtant avoir pris ces retours au sérieux sans renier son approche. Le texte rappelle aussi que l’idée d’un film pensé contre les fans ne colle pas vraiment à son profil, puisqu’il est présenté comme quelqu’un de très attaché à la série.
Reste maintenant à voir si cette version plus mesurée tient la route à l’écran. Le rendez-vous est fixé au 18 septembre 2026, date de sortie du film au cinéma. Cette fois, le pari est clair : moins de vannes, plus de sueurs froides.