Les faits remontent au 7 mars 2018. Ce jour-là, un habitant de Rennes (Ille-et-Vilaine) visitait un salon sur les nouveaux moyens de transport organisé par la ville. Alors qu’il essayait une trottinette électrique, il s’est souvenu d’un rendez-vous qu’il devait honorer, soit se rendre chez son ex-compagne pour rendre visite à ses enfants.
Se sachant en retard, rapportent nos confrères de Ouest-France, l’homme est donc parti à ce rendez-vous toujours à bord de la trottinette électrique. Une fois au domicile de son ex-compagne, tous deux se sont disputés, et l’homme d’avoir d’abord tenté de se taillader les veines avant de se fracasser une guitare électrique sur le crâne. Devant un tel spectacle, l’ex-compagne a appelé la police.
En retard, il vole une trottinette électrique qu’il comptait « rendre le lendemain »
Mercredi, l’homme de 39 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel de Rennes. Concernant la trottinette électrique, il a tenu les propos suivants à la présidente : « Je ne me suis pas rendu compte que je l’avais volée. Je voulais la rendre le lendemain. »
Le prévenu, « pas dans son état normal », a expliqué s’être administré « une dose de cheval » de benzodiazépine (anxiolytique). En outre, il était sous l’emprise de la drogue (cocaïne) et de l’alcool le jour des faits.
Six mois de prison avec sursis
L’avocat du prévenu Me Pierre-Yves Launay a appelé à « prendre en compte la personnalité du prévenu. Il a des démons avec lesquels il est en perpétuelle négociation ».
Alors que le procureur de la République avait requis à son encontre trois mois de prison ferme et la révocation d’un précédent sursis à hauteur de trois mois, l’accusé a finalement été condamné à six mois de prison avec sursis. Une peine assortie d’une mise à l’épreuve.