Raviolis à la cantine pour les parents qui ne payent pas : les explications du maire

Suite à la polémique née de témoignages de mères de famille affirmant que la cantine de leur enfant servait des raviolis si les repas n'avaient pas été payés, le maire de La Teste-de-Buch a tenu à clarifier la situation sur sa page Facebook.

Image gastronomique de raviolis de courgettes faits maison sur une table en bois ancienne
Image d'illustration. Vue rapprochée de raviolis de courgettes — ADN

Il y a quelques jours, la ville de La Teste-de-Buch avait confirmé qu’un repas de substitution était servi dans les cantines scolaires aux enfants de parents qui n’avaient préalablement pas réglé les repas, ou à ceux qui avaient signalé leur présence trop tardivement. Une sortie qui répondait aux témoignages laissés par plusieurs mères de famille sur les réseaux sociaux.

Il avait également été rapporté que ces repas spéciaux étaient uniquement constitués de raviolis. Et des parents révoltés, de même que l’opposition, d’avoir dénoncé une décision venant pénaliser un enfant pour une faute de ses parents. Mardi matin, le maire de La Teste-de-Buch Jean-Jacques Eroles a tenu à apporter une clarification à la situation ainsi décrite.

Cantine impayée : pas que des raviolis en plat de substitution

Dans ce communiqué, on apprend d’abord qu’il n’est pas seulement question de raviolis dans la constitution de ces plats de substitution, qui concernent par ailleurs un nombre restreint de familles : « À ce jour, 3 familles et 5 enfants sur 1.355 sont concernés par la mesure du repas de substitution, soit une entrée, raviolis ou cordon bleu, un dessert. »

L’élu ajoute qu’un ensemble de quatre mesures a été proposé à ces trois familles. Pourtant, « dans les trois cas, malgré nos interventions, notre disponibilité et mon implication personnelle, nos relances et nos propositions sont restées sans réponse et les parents ne se sont plus manifestés, refusant pour certains de fournir le moindre document. »

https://www.facebook.com/ville.latestedebuch/posts/1280503302004295

« Alerter » les parents au lieu de « stigmatiser » l’enfant

Le communiqué se poursuit en indiquant que, « dans le cas précis relayé par la presse, suite à des échanges entre adultes sur les réseaux sociaux, les repas ont été servis à l’enfant dans des conditions d’urgence pour ne pas le laisser sans déjeuner, après les incessants appels et relances à la médiation pour régler tout ou partie de la situation. »

M. le maire réaffirme pour finir son intention de trouver la meilleure solution possible pour les enfants dont les parents se trouvent en difficulté financière : « Cependant, cette mesure ne porte pas atteinte à l’égalité d’accès au service public et je ne saurais exiger des mesures qui puissent résulter d’une stigmatisation pour l’enfant mais d’une alerte probante pour les parents. C’est avant tout le dialogue que je recherche dans tous les cas de figure. »

Gael Brulin

Spécialiste Santé

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