En bref
- Marine Le Pen reste nettement en tête
- Jean-Luc Mélenchon tient le second tour
- Raphaël Glucksmann recule dans cette vague
Le nouveau sondage Ifop pour LCI, publié mardi 3 novembre, installe un peu plus un duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2027. La candidate du Rassemblement national reste très largement devant, entre 35 % et 37 % des intentions de vote. Derrière, le chef de file de La France insoumise se situe entre 17,5 % et 18 %.
Deux noms ressortent, et l’écart se creuse derrière
Ce qui frappe, c’est moins la première place de Marine Le Pen, déjà bien installée, que la solidité de Jean-Luc Mélenchon dans tous les scénarios testés. Il garde au moins deux points d’avance sur ceux qui le suivent pour l’accès au second tour.
Dans cette configuration, Édouard Philippe est crédité de 15 %. Et si Gabriel Attal se maintient, l’ancien Premier ministre tombe à 9,5 %. Le rapport de force est donc plus net qu’il y a quelques semaines, avec un duo de tête qui se détache.
Le décrochage de Raphaël Glucksmann change l’équilibre
L’autre enseignement, c’est la baisse de Raphaël Glucksmann. Selon les hypothèses, le candidat social-démocrate recueille entre 10 % et 13 % des intentions de vote.
C’est un recul marqué par rapport à la vague précédente de l’Ifop, à la mi-octobre, où il évoluait entre 12 % et 16 %. Résultat, sa place dans la course au second tour se fragilise, alors qu’il apparaissait jusque-là comme un concurrent plus solide.
À droite comme à gauche, les candidatures secondaires restent loin
Plus bas, David Lisnard continue de progresser. Testé seul, le maire de Cannes atteint 9 % et passe devant Bruno Retailleau avec un avantage de 2,5 à 3 points selon les cas de figure.
À gauche, les niveaux restent modestes. Marine Tondelier est mesurée entre 3 % et 3,5 %. Fabien Roussel, lui, se situe entre 1,5 % et 2 %. Bref, à ce stade, aucun de ces profils ne pèse réellement sur le duo qui domine l’enquête.
Une photo du moment, pas un verdict
Comme toujours, ce type de sondage ne prédit pas le résultat final. Il donne une image à un instant précis, rien de plus. C’est quand même un point utile à garder en tête à six mois du premier tour.
L’enquête a été menée du 27 au 29 octobre auprès de 1 650 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatives de la population française selon la méthode des quotas. La marge d’erreur annoncée va de 1,1 à 2,5 points, ce qui impose de lire les écarts serrés avec prudence.