Interviewé par le journal régional La Provence, Emmanuel Macron a annoncé que 5 000 terminaux de paiement vont équiper les agents d'ici la fin de l'été.
D’ici la fin de cet été, le chef de l’État -qui sera en visite à Marseille- a évoqué la consommation de drogue et à annoncé que d’ici la fin de l’été il sera possible de payer en carte bancaire ou liquide ses sanctions pour possession ou consommation de cannabis.
On ne peut pas déplorer les trafics de drogue si on a des consommateurs
« On ne peut pas déplorer les trafics de drogue si on a des consommateurs. Les gens qui ont les moyens de consommer de la drogue parce qu’ils trouvent cela ‘récréatif’, il faut qu’ils comprennent qu’ils nourrissent des réseaux et qu’ils ont une complicité de fait« , rappelle le chef de l’État.
Comme le règlement se fait par télépaiement entre 45 jours et 60 jours, nous avons un taux de recouvrement de 35%
Alors qu’il devrait faire d’autres annonces sur ce fléau qui mine et détruit la société, Emmanuel Macron cherche par ces nouvelles possibilités de règlement à faire remonter le taux de recouvrement des amendes : « On a mis en place une amende forfaitaire pouvant aller jusqu’à 2500 euros. 350 000 ont été dressées en France depuis septembre 2020, dont 29 000 à Marseille. Mais ce que nous avons constaté, c’est que comme le règlement se fait par télépaiement entre 45 jours et 60 jours, nous avons un taux de recouvrement de 35%. Et c’est en-dessous de cette moyenne à Marseille« .
Les familles de victimes de trafic de drogue veulent être reçues par Emmanuel Macron
À Marseille, les familles de victimes de trafic de drogue veulent être reçues par Emmanuel Macron, notamment le collectif des ‘familles de victimes des assassinats sur fond de narcobanditisme’. Marquée par plusieurs homicides récents – dont celui d’un sexagénaire sans aucun lien avec le trafic de stupéfiants -la quartier la Busserine’ ne veut pas « simplement servir de décor à la communication présidentielle » mais bien montrer sa réalité crue. « À l’orée de l’été, c’est bien « de présence policière » dont ont besoin les habitants. « Nos enfants pourront-ils aller aux activités du centre de loisirs ? Comment protéger nos jeunes du recrutement des groupes criminels ?« , écrivent nos confrères de La Provence.