Pollution dans les Pyrénées-Orientales : une association comptabilise les camions sur l’autoroute A9

Pendant 24h, l'association Alternatiba s'est livrée à une opération de comptage de camions afin de dénoncer la pollution de l’air à Perpignan.

Image contrastant nature épanouie et pollution industrielle, évoque tensions climatiques.
Image d'illustration. Confrontation entre nature abondante et pollution dans une image. — ADN

Une opération de comptage pendant 24h

Ils se sont réunis au-dessus de l’autoroute A9. Afin de dénoncer la pollution dans les Pyrénées-Orientales, des militants d’Alternatiba 66 ont comptabilisé les camions passant sur l’A9 dite ‘La Languedocienne’.

Un trafic en hausse de près de 7% en un an

Camion par camion, les bénévoles ont donc réalisé le comptage des camions circulant sur l’autoroute dans les deux sens, entre la France et l’Espagne et ce toute la nuit et toute la journée. Membres de l’association, Eric Le Balier, s’est exprimé sur France Bleu Roussillon : « C’est l’autoroute que les camions fréquentent le plus en France. Là, les camions polluent. À Valence (comme à Montpellier), par exemple, on roule sur l’autoroute A7 à 90 km/h quand on arrive au niveau de la ville », indique le bénévole.

À Valence on roule sur l’autoroute A7 à 90 km/h quand on arrive au niveau de la ville

Sur l’antenne de nos confrères, Eric Le Balier demande au préfet de réduire la vitesse entre les péages sud et nord de Perpignan soit sur seulement 13 kilomètres : « Perpignan n’en est pas doté alors qu’il y a 280 000 habitants dans l’agglomération. Cela devrait être le cas« . Durant leur opération, les bénévoles d’Alternatiba 66 ont dénombré plus de 7000 camions sur l’A9 et la RN9 qui est attenante.

10 camions à la minute, c’est énorme !

Eric Le Balier a aussi envie de faire évoluer le centre ville (Boulevard des Pyrénées), mais les commerçants sont inquiets surtout pour les visiteurs de passage : « On demande le passage à une voie pour tous les véhicules, et une voie pour les bus, vélos et véhicules prioritaires. Cela ferait un goulot d’étranglement qui obligerait le trafic, et surtout le trafic de transit, qui représente 30% de la circulation, à faire le tour de la ville« .

Lionel Durel

Spécialiste Société

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