Plus de 50% des étudiants ne mettent pas de préservatif lors d’un rapport sexuel

Une enquête d'OpinionWay révèle que plus d'un étudiant sur deux n'utilise pas de préservatif lors d'un rapport sexuel. Une proportion qui tend donc à augmenter depuis la dernière étude d'il y a un an.

Étudiants en classe discutant de l'égalité des sexes et du respect
Image d'illustration. Discussion sur l égalité des sexes en classe — ADN

Une nouvelle enquête d’OpinionWay fait le constat d’une jeune population encore peu ou pas assez alerte sur le sujet des rapports sexuels. Probablement l’élément le plus significatif de cette étude, dont les résultats sont rapportés par nos confrères du Midi Libre, un port du préservatif qui n’est pas observé par plus d’un étudiant sur deux lors d’un rapport intime.

Rapports sexuels : les étudiants portent de moins en moins de préservatif

L’an passé à la même période, OpinionWay avait délivré les conclusions d’un semblable sondage. On y avait appris que 50% des étudiants mettaient un préservatif. Une proportion qui apparaissait déjà bien faible alors que, à la lumière des derniers résultats publiés, les étudiants ont de moins en moins le réflexe de se protéger lors d’un rapport sexuel. La nouvelle enquête révèle de même que 54 % des étudiants ne se font pas systématiquement dépister à chaque changement de partenaire. Ils sont même 21% à ne jamais entreprendre pareille démarche.

De fausses croyances encore plus tenaces

L’an passé, il nous avait été rapporté que pour 10% des étudiants et lycéens, il était relativement facile du guérir du virus du sida. Aujourd’hui, ils sont deux étudiants sur dix à reconnaître cette croyance. 19% restent convaincus que le VIH peut se transmettre par une piqûre de moustique, soit une augmentation de 4% rapport au précédent sondage. Des chiffres qui tendent à rendre les rappels suivants encore plus pertinents : le VIH peut se contracter à l’occasion de rapports sexuels non protégés et lors du partage de matériel d’injection de drogue. Une femme enceinte atteinte peut également transmettre la maladie à l’enfant qu’elle porte si elle n’est pas traitée. Dans ces contextes, le virus du sida peut être contenu dans le sperme, le liquide séminal, la leucorrhée, le lait maternel ou encore le sang.

Gael Brulin

Spécialiste Santé

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