Plus de 200.000 faux préservatifs, un trafic stoppé en Europe

L’Olaf et les douanes françaises ont remonté une filière de préservatifs contrefaits vendus en Europe. Le risque sanitaire, lui, est bien réel.

Cartons de préservatifs en zone douanière
Image d'illustration. Plus de 200.000 faux préservatifs ont circulé. — ADN

En bref

  • 200.000 faux préservatifs vendus en Europe
  • Olaf et les douanes françaises ont remonté la filière
  • Les produits venaient d’un fournisseur en Chine

Plus de 200.000 préservatifs contrefaits ont été écoulés en Europe avant le démantèlement d’une filière repérée par l’Office européen de lutte antifraude, l’Olaf, avec l’appui des douanes françaises. L’enjeu dépasse de loin la simple fraude commerciale.

Un volume qui change la nature de l’affaire

Ce chiffre donne la mesure du dossier. On ne parle pas d’un lot isolé, mais d’un réseau qui a réussi à faire circuler massivement de faux produits présentés sous le nom et le logo d’une marque bien connue.

Mardi, l’Olaf a indiqué que ce trafic s’était fait au mépris de la santé des acheteurs. L’organisme européen précise avoir remonté la filière avec l’aide des autorités douanières nationales et des services français.

Des risques sanitaires au premier plan

Le point central, c’est le risque pour les utilisateurs. Les autorités rappellent qu’un préservatif contrefait peut ne pas offrir les garanties attendues d’un dispositif médical.

Le directeur général de l’Olaf, Petr Klement, a résumé l’alerte en ces termes, « Les préservatifs contrefaits sont dangereux. Ils peuvent entraîner des infections par des maladies sexuellement transmissibles ». L’office cite aussi le risque de grossesses non désirées et l’éventuelle exposition à des substances toxiques.

Mais il y a aussi un point réglementaire. En Europe, un préservatif relève des dispositifs médicaux et doit donc respecter des normes strictes.

Une même origine, plusieurs pays touchés

L’enquête a relié plusieurs saisies à une seule source. Les produits interceptés en Espagne, en Roumanie et en Serbie provenaient, selon l’Olaf, d’un même fournisseur installé en Chine.

Avec l’appui des autorités chinoises, l’office dit avoir identifié l’exportateur à l’origine des envois. Les marchandises avaient été déclarées à tort comme des jouets, apparemment pour éviter les contrôles des autorités nationales.

Bref, l’affaire tient autant de la contrefaçon que du contournement des règles sanitaires. Et elle rappelle qu’un produit banal en apparence peut devenir un vrai sujet de santé publique quand la chaîne de contrôle saute.

Jérôme Nelra

Éditeur·rice

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