En bref
- Sony vise le tout numérique en 2028
- Prêt et revente de jeux fortement compromis
- La fermeture de vieux stores inquiète aussi
À partir de 2028, acheter un jeu neuf sur PlayStation ne passera plus par un disque. Pour les joueurs, l’effet le plus direct est simple : le marché de l’occasion risque de disparaître pour tous les titres concernés.
Ce que change vraiment la fin du disque
Sony a annoncé que les nouveaux jeux sortiraient uniquement en version dématérialisée sur PlayStation. Concrètement, il faudra acheter via le PlayStation Store ou par l’intermédiaire d’un revendeur fournissant un code numérique.
Une fois activé, ce code restera associé au compte utilisé pour l’achat. Résultat, un jeu lancé après 2028 ne pourra plus circuler comme un disque qu’on revend, qu’on prête ou qu’on rachète d’occasion. Et pour prêter un titre, il faudrait alors partager son compte, donc aussi son mot de passe. Pas vraiment anodin.
Ce basculement donne aussi à Sony un contrôle bien plus large sur la distribution de ses jeux et, potentiellement, sur les prix affichés sur sa boutique.
Colère des joueurs et menace sur les boutiques
Les réactions ont été immédiates. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de joueurs dénoncent une décision guidée par l’argent et redoutent de voir les prix rester élevés, y compris sur des jeux anciens parfois vendus 80 euros.
L’inquiétude touche aussi les magasins spécialisés, dont une part importante de l’activité repose sur l’achat-revente de jeux d’occasion. Si les nouveautés ne sortent plus en physique, cette mécanique s’effrite à long terme.
Le précédent PS3 et PS Vita ajoute au malaise
Quelques heures après cette annonce, Sony a aussi indiqué la fermeture du store des jeux PS3 et PS Vita. L’entreprise assure que les contenus déjà achetés resteront téléchargeables après cette fermeture.
Mais la formule retenue est prudente. Sony garantit cet accès seulement dans un avenir proche, sans promettre son maintien à très long terme. Pour des joueurs qui paient parfois près de 100 euros une licence numérique, la crainte est nette : en cas de piratage ou de perte définitive du compte, l’accès aux jeux peut aussi s’envoler.
L’entreprise dit pourtant regarder la suite avec enthousiasme. C’est précisément ce décalage qui alimente la colère aujourd’hui, alors que les précommandes de GTA VI viennent à peine d’ouvrir.