Après son succès en salles, Backrooms passe déjà au streaming payant

Le phénomène horrifique de Kane Parsons sort en achat et location numériques le 14 juillet. Une arrivée express après un carton mondial.

Backrooms
Image d'illustration. Backrooms — A24 / PR-ADN

En bref

  • Backrooms arrive en numérique après son gros succès au box-office.
  • Le film confirme le potentiel des creepypastas adaptées au cinéma.
  • Une suite et d’autres projets inspirés d’internet sont déjà envisagés.

Encore dans le top 10 du box-office, et déjà prêt pour le salon. Backrooms, le film de Kane Parsons, sera disponible en achat et en location numérique dès le 14 juillet 2026. Un virage rapide, oui, mais pas si bizarre pour un long-métrage qui transforme des couloirs, des bureaux et des intérieurs banals en terrain de cauchemar.

Une sortie maison très rapide

Pour un film qui marche aussi fort en salles, ce calendrier peut surprendre. Mais Backrooms a presque été taillé pour le visionnage à domicile, avec cette horreur liminale qui joue sur l’isolement, la sensation d’espace vide et l’inconfort des lieux ordinaires. Vu seul, dans le noir, ça a même de quoi gagner en efficacité. Le genre de film qui colle parfaitement à une soirée horreur maison.

Un phénomène qui ne sortait pas de nulle part

Le succès n’est pas tombé du ciel. L’univers de Backrooms circulait déjà chez les amateurs de creepypasta depuis 2019, et l’adaptation en série YouTube lancée par Kane Parsons alors qu’il était encore ado avait cumulé des millions de vues bien avant qu’Hollywood ne s’y intéresse.

Autour, il y avait déjà tout un écosystème. Des jeux vidéo inspirés par les Backrooms, une mythologie souple, pas mal de variantes, et un imaginaire immédiatement reconnaissable. Les fans, eux, n’ont donc pas vraiment été surpris. Les critiques et les observateurs de l’industrie, un peu plus.

Des chiffres qui changent l’échelle du projet

C’est là que le dossier devient costaud. Le film a rapporté plus de 360 millions de dollars dans le monde, pour un budget de 10 millions de dollars. À cette échelle, on ne parle plus d’un simple hit de genre.

Selon les chiffres avancés, Backrooms a même dépassé Everything Everywhere All at Once et Marty Supreme pour devenir le plus gros succès de l’histoire du studio A24. Le film rejoint aussi Obsession parmi les grosses percées récentes de l’horreur indépendante. Clairement, le modèle petit budget, gros impact reprend de la vitesse.

Et maintenant ?

La suite est déjà dans les têtes. Interrogé par Polygon, Kane Parsons a expliqué que « les suites sont plus qu’une option » et que l’idée était envisagée depuis 2022. Avec un lore vaste, une esthétique flexible et des coûts maîtrisés, l’univers coche à peu près toutes les cases pour continuer.

Et ce n’est pas le seul chantier. Kane Parsons a aussi proposé une adaptation de Portal, un jeu qui partage ce goût des espaces étranges, avec une tonalité moins frontalement horrifique. De son côté, Zach Cregger, attendu sur Weapons, doit réaliser une version de Siren Head. En gros, les creepypastas ne sont plus un coin d’internet, ce sont devenus des propriétés que tout le monde regarde de près.

Jordan Servan

Spécialiste Divertissement

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