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Pénurie de dermatologues : pourquoi la situation pourrait encore s’aggraver en France

Économie > France > Quotidien > Médecins
Par Morgan Fromentin,  publié le 16 août 2025 à 22h00.
Économie
Une personne âgée portant un chapeau à large bord profite d'une douce brise pendant une chaude journée d'été.

Image d'illustration. Personne âgée avec chapeau large profitant d une briseADN

La France fait face à une pénurie croissante de dermatologues, compliquant l’accès aux soins pour de nombreux patients. Cette situation préoccupante pourrait s’aggraver dans les années à venir, en raison du vieillissement de la profession et d’un manque de nouveaux spécialistes.

Tl;dr

  • Pénurie croissante de dermatologues en France.
  • Rendez-vous jusqu’à six mois d’attente.
  • Formation insuffisante de nouveaux internes.

Des effectifs en chute libre, la dermatologie sous pression

Alors que l’été met en lumière les dangers des cancers de la peau, le secteur des dermatologues français tire la sonnette d’alarme : l’accès aux soins se dégrade, les effectifs fondent. En métropole, selon l’Ordre des médecins, on compte aujourd’hui seulement 3,26 dermatologues pour 100 000 habitants. Pour saisir l’ampleur du problème, rappelons que l’ophtalmologie affiche un taux presque deux fois supérieur. Ce déficit ne relève pas simplement d’un effet conjoncturel : près de la moitié des spécialistes ont dépassé les 55 ans et la relève ne suit pas.

Des délais d’attente qui s’allongent dangereusement

Le quotidien des patients s’en trouve bouleversé : décrocher un rendez-vous avec un spécialiste relève parfois du parcours du combattant. Selon Gaëlle Quéreux, figure de la Société française de dermatologie (SFD), il faut désormais patienter « autour de 3 à 6 mois » pour une simple consultation. Sylvie Le Moal, présidente de l’Association française des malades atteints de porphyries, souligne un autre écueil : au-delà du délai, trouver un praticien sensibilisé à des maladies rares ou orientant vers le bon centre relève du défi.

Parmi les conséquences concrètes évoquées par les patients :

  • Difficulté à obtenir un diagnostic rapide pour une lésion suspecte.
  • Détournement vers la médecine générale faute de spécialistes disponibles.

Pourquoi si peu de nouveaux internes ?

La colère gronde chez les professionnels depuis la publication, au Journal officiel du 31 juillet 2025, du nombre d’internes autorisés pour la rentrée suivante : 102 postes seulement, bien loin des attentes de la profession qui réclame « 125 nouveaux internes par an ». Mariam Deriouich, interne au CHU de Caen et responsable à la FDVF (association des futurs dermatologues), ne cache ni sa frustration ni son inquiétude : « C’est voué à empirer avec le vieillissement massif de notre spécialité ». Mais pourquoi ce plafond ? Les réponses restent floues. On invoque ailleurs une pénurie criante chez les généralistes et certains spécialistes essentiels révélés par la pandémie comme les réanimateurs. Quant à l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS), sollicité sur ce point précis, il demeure silencieux.

L’image trompeuse de la « dermato-esthétique »

Un malentendu persistant vient brouiller les pistes : certains soupçonnent les dermatologues d’abandonner le soin médical au profit de l’esthétique. Pourtant, si « 64% pratiquent effectivement des actes esthétiques », rappelle Gaëlle Quéreux, cela représente moins de 10 % du temps médical pour la majorité. Un préjugé lourd à porter alors que même l’Assurance maladie, dans son rapport annuel, recommande désormais « de limiter ces soins dits de confort face aux difficultés d’accès aux consultations médicales classiques ».

Ainsi va le quotidien d’une spécialité essentielle, mais fragilisée, victime tout autant d’un manque criant de vocations que d’idées reçues tenaces.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Des effectifs en chute libre, la dermatologie sous pression
  • Des délais d’attente qui s’allongent dangereusement
  • Pourquoi si peu de nouveaux internes ?
  • L’image trompeuse de la « dermato-esthétique »
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