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Népal : une nouvelle femme décède lors de son « exil menstruel »

International > Népal
Par Gael Brulin,  publié le 6 février 2019 à 10h10.

Au Népal, une femme de 21 ans bannie de son village en raison de ses règles est morte dans une hutte abandonnée et sans fenêtres. Elle serait décédée par suffocation après avoir inhalé la fumée de son feu.

Le drame semble s’être produit la semaine dernière. Parbati Bogati, Népalaise de 21 ans, est morte dans une hutte abandonnée dzns l’ouest du pays. Elle avait été bannie de son village en raison de ses règles, une pratique appelée « chhaupadi ».

The Independent rapporte que voyant la température extérieure diminuer à la nuit tombée, la jeune femme avait allumé un feu dans sa hutte. Elle n’avait alors vraisemblablement pas pris conscience qu’en fermant la porte, elle condamnait l’unique aération de sa cabane. Elle aura été retrouvée sans vie le lendemain matin, possiblement victime d’asphyxie.

Mort d’une femme en « exil menstruel » : 4e victime en quelques semaines

Il s’agit ici de la quatrième victime de la « chhaupadi » observée en l’espace de quelques semaines. Deux semaines plus tôt, une mère de famille et ses deux enfants avaient péri dans de semblables circonstances.

On rappellera aussi qu’en juillet 2017, une femme de 18 ans avait succombé à une morsure de serpent lors de son « exil menstruel ». Sa mort aurait été précipitée par le fait que sa famille l’ait d’abord dirigée vers un chaman avant qu’elle ne soit prise en charge dans un hôpital.

Une pratique pourtant désormais passible de prison

Il convient de souligner que cette tradition séculaire est interdite depuis 2005 sur décision de la Cour suprême népalaise. En août 2017, le Parlement avait voté une loi rendant passible d’une peine de prison tout « exil menstruel » forcé. Une loi entrée en vigueur l’an passé.

Malgré tout, la chhaupadi serait toujours lourdement pratiquée au Népal, et en particulier dans l’ouest du pays où près de la moitié des femmes vivraient ainsi en dehors de leur village le temps de leurs règles. En août dernier, la militante des droits des femmes Pema Lhaki avait souligné la problématique de femmes se contraignant elles-mêmes à cet exil : « Il est faux de dire que ce sont les hommes qui forcent les femmes à s’y plier. Oui, la société patriarcale népalaise joue un rôle, mais ce sont les femmes elles-mêmes qui s’obligent à se conformer à la chhaupadi ».

Le Récap
  • Mort d’une femme en « exil menstruel » : 4e victime en quelques semaines
  • Une pratique pourtant désormais passible de prison
En savoir plus
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