En bref
- Des médecins demandent plus de vaccination ciblée
- Les adolescents et seniors sont particulièrement visés
- La Galice est citée en exemple
La méningite et la septicémie ne sont pas les maladies les plus fréquentes. C’est justement ce qui complique le débat public. On en parle peu, alors qu’elles peuvent évoluer très vite, devenir graves et laisser de lourdes séquelles chez les personnes qui y survivent.
Lors du IIe Congrès sur la méningite et la septicémie en Espagne, organisé à l’Hôpital universitaire pour enfants Niño Jesús de Madrid, la docteure Cristina Regojo, présidente de l’Association espagnole contre la méningite et la septicémie, a demandé davantage de vaccination chez les adolescents et les personnes âgées. Elle a estimé qu’il fallait renforcer la protection à ces âges de la vie et continuer à avancer vers une stratégie de prévention capable de réduire l’impact de ces maladies.
Une maladie rare, mais à évolution très rapide
Pour Cristina Regojo, l’enjeu n’est pas seulement de traiter, mais d’éviter que la maladie frappe. Son message est simple, avec une idée de fond assez nette : même peu fréquente, une infection qui peut basculer vite justifie une politique de prévention plus solide.
Cette prise de parole s’inscrit dans un cadre plus large, celui d’un congrès consacré à la prévention et à la prise en charge de ces infections en Espagne.
La Galice devient un cas d’école
Un exemple précis a été mis en avant. Cristina Regojo a salué la décision de la Xunta de Galicia, qui a ajouté en mai un rappel contre le méningocoque B à l’âge de 12 ans.
Avec cette mesure, la Galice devient la première communauté autonome espagnole à étendre cette protection à l’adolescence pour ce sérogroupe. Selon la présidente de l’association, cette initiative peut servir de référence aux autres régions et les pousser à suivre la même voie.
Au-delà du vaccin, un appel à mieux coordonner
L’autre demande porte sur la méthode. Cristina Regojo a insisté sur la nécessité d’une coopération entre administrations, professionnels de santé et société civile, notamment pour améliorer la sensibilisation des personnes âgées à l’importance de la vaccination.
De son côté, Mercedes Navío, directrice des soins hospitaliers de Madrid, a rappelé que la responsabilité publique ne s’arrêtait pas à la vaccination. Elle inclut aussi la détection précoce et l’accompagnement des familles.
Elle a ajouté que les institutions sanitaires devaient donner aux professionnels les outils nécessaires, tout en soulignant le rôle des associations de patients, utiles pour rendre ces maladies plus visibles et créer des espaces de dialogue. Enfin, un espace réunissant des professionnels de santé a été lancé sous la coordination du professeur Ángel Gil de Miguel.
Ce qui se joue ici dépasse une mesure locale. Si l’exemple galicien essaime, la prévention de la méningite pourrait entrer dans une nouvelle phase en Espagne, avec un effort plus marqué chez les adolescents comme chez les seniors.