Le Brésil défie Trump et ne souhaite aucune guerre commerciale

Découvrez comment le Brésil, en contraste frappant avec la politique de Trump, évite habilement toute guerre commerciale.

Vue grand angle d un bâtiment célèbre entouré de verdure à brasilia
Image d'illustration. Vue grand angle d un bâtiment célèbre entouré de verdure à Brasilia — ADN

Tl;dr

  • Brésil refuse l’engagement dans une guerre commerciale avec les États-Unis.
  • Le gouvernement favorise le renforcement du libre commerce.
  • Donald Trump avait déjà reculé sur une mesure similaire précédemment.

Le Brésil esquive la confrontation commerciale avec les États-Unis

En dépit des récentes tensions commerciales, Brasilia s’abstient de rentrer en conflit durable avec Washington. Le gouvernement brésilien, sous la houlette du président Luiz Inacio Lula da Silva, a affirmé sa volonté de ne pas s’engager dans une guerre commerciale. Cette déclaration fait suite à l’annonce par Donald Trump d’une imposition de droits de douane de 25% sur l’acier.

Un plaidoyer pour le libre commerce

Le ministre des Relations institutionnelles, Alexandre Padilha, a affirmé à la presse le positionnement du gouvernement, évoquant sa volonté de renforcer le libre commerce.

En 2024, le Brésil avait exporté 4,08 millions de tonnes d’acier vers les États-Unis, devenant ainsi le deuxième fournisseur après le Canada.

Entre menace et temporisation

Interpellé sur une éventuelle augmentation des taxes sur les produits américains en guise de réciprocité, Padilha a répondu que le gouvernement (brésilien) n’a pas eu de discussion à ce sujet. Il a rappelé la position du président Lula selon laquelle une guerre commerciale n’est bénéfique pour personne.

Cependant, plus tôt en janvier, le président brésilien avait adopté une posture différente. Il avait averti que si les produits brésiliens étaient taxés, il y aurait une réciprocité avec les produits américains.

Un précédent avec Donald Trump

Jackson Campos, directeur des relations institutionnelles de la société d’exportations AGL Cargo, a évoqué une situation similaire qui avait eu lieu lors du premier mandat de Donald Trump (2017-2021). À l’époque, le président avait fait marche arrière, instaurant un système de quotas qui avait permis au Brésil de maintenir ses exportations d’acier vers les États-Unis.

Benjamin

Spécialiste International

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