Tempête Oriana : la France replonge déjà dans un épisode à risque

A peine après Nils, Oriana place plusieurs zones en vigilance rouge et orange. Crues, avalanches, vent et neige vont encore compliquer le week-end.

Agent devant une route fermée en France
Image d'illustration. La France fait face au risque d'Oriana. — ADN

En bref

  • Oriana arrive après Nils
  • Vigilances rouge et orange maintenues
  • Neige possible jusqu’en plaine dimanche

La France n’a presque pas le temps de souffler. Alors qu’environ 450 000 foyers restent encore privés d’électricité après le passage de Nils, la tempête Oriana arrive dès ce vendredi 13 février 2026 avec un nouveau front de pluies, de vent et, derrière, un net refroidissement.

Baptisée par l’agence météorologique espagnole Aemet, Oriana prend le relais dans un contexte déjà fragile. Et c’est bien ce qui rend l’épisode plus sensible, les sols étant déjà gorgés d’eau dans plusieurs secteurs.

Un pays encore fragilisé avant même l’arrivée d’Oriana

Le contraste est assez brutal. La tempête précédente a laissé des dégâts dans le sud, et la suivante s’invite tout de suite. Ce chevauchement pèse sur les réseaux, mais aussi sur la capacité d’absorption des terrains, ce qui augmente mécaniquement le risque de crues et d’inondations.

Dans ce cadre, Météo France maintient son niveau d’alerte le plus élevé dans certains départements. La vigilance rouge concerne notamment la Gironde et le Lot-et-Garonne.

Rouge pour certains départements, orange sur une large zone

Autour de cette alerte maximale, une large partie du pays reste en vigilance orange. Pour les crues, Météo France cite entre autres l’Aveyron, le Gers, la Charente, la Haute-Garonne, la Dordogne ou encore le Tarn.

Côté montagne, le risque d’avalanches place aussi plusieurs départements sous surveillance, comme la Savoie, la Haute-Savoie, l’Isère et les Hautes-Alpes. D’autres zones restent en vigilance jaune, pour vents violents ou inondations, par exemple l’Ariège, les Landes, Paris et l’Eure.

Pluie, vent, neige : la journée de vendredi concentre plusieurs menaces

Dès le matin, des pluies jugées par les prévisionnistes comme « parfois marquées » sont attendues entre la Bretagne et la Bourgogne, avec le Centre-Val de Loire au milieu. L’après-midi, les précipitations doivent aussi se renforcer vers la Nouvelle-Aquitaine et autour du golfe du Lion.

En altitude, il continuera de neiger sur le Massif central et les Pyrénées, à partir de 1 100 à 1 300 mètres. En fin de journée, le vent montera encore sur la façade atlantique et près de la Manche.

Le week-end s’annonce plus froid, avec un risque neigeux plus bas

Jusqu’ici, les matinées restaient plutôt douces, entre 4 et 9°C. Mais samedi, le changement sera plus net. La tramontane puis le mistral doivent continuer à souffler fort.

Et dimanche, un nouvel épisode neigeux pourrait concerner le nord et l’est du pays, ainsi que le Limousin. Avec des terrains saturés et un risque d’avalanches encore élevé, l’amélioration ne semble pas immédiate.

Vos questions, nos réponses

Pourquoi parle-t-on autant des sols saturés ?

Quand le sol a déjà absorbé beaucoup d’eau, il retient moins bien les nouvelles pluies. Résultat, l’eau ruisselle plus vite vers les rivières ou les zones basses, ce qui peut accélérer une crue même sans records absolus de précipitations.

Que signifie une vigilance rouge par rapport à l’orange ?

La vigilance rouge correspond à un danger très élevé, avec des phénomènes pouvant avoir des conséquences graves et immédiates. L’orange signale un risque important, qui demande aussi une grande prudence, mais avec un niveau de gravité inférieur.

La neige annoncée en fin de week-end concerne-t-elle seulement la montagne ?

Non. Le refroidissement attendu laisse envisager des chutes de neige plus larges dimanche, notamment sur le nord, l’est et le Limousin. Le texte ne permet pas de préciser partout l’altitude exacte, mais l’idée est bien celle d’un risque plus bas que vendredi.

Pourquoi le vent reste-t-il un problème après les pluies ?

Parce qu’un vent fort sur des terrains détrempés peut fragiliser encore plus les arbres, les lignes électriques ou certains ouvrages. C’est un enchaînement classique dans ce genre de séquence météo, et il explique pourquoi l’épisode reste surveillé sur plusieurs jours.

Jérôme Nelra

Éditeur·rice

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