La taxe sur les vols intérieurs réduite pour favoriser le désenclavement des territoires

Le gouvernement prévoit de réduire la taxe sur les vols domestiques afin d'améliorer l'accès aux territoires isolés. Cette mesure vise à faciliter les déplacements intérieurs et à renforcer le désenclavement de certaines régions françaises.

Famille en attente à l'Aéroport
Image d'illustration. Famille en attente à l'Aéroport — ADN

Tl;dr

  • Réduction de la taxe sur certains billets d’avion.
  • Mesure vise les villes françaises mal desservies.
  • Objectif : soutenir la connectivité des territoires isolés.

Allègement fiscal pour les liaisons aériennes spécifiques

Dans une décision dévoilée dimanche, le gouvernement a opté pour une réduction significative de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) pour certains trajets. Plus précisément, l’ancien taux de cette « taxe Chirac » s’appliquera à partir de lundi aux liaisons dites d’obligation de service public. Un geste destiné à venir en aide aux villes françaises souffrant d’un déficit structurel en matière de transport.

Soutenir l’aménagement du territoire et le désenclavement

Les communes concernées, telles qu’Aurillac, Brive, ou encore Le Puy, illustrent bien cette problématique. Pour ces localités, l’aérien demeure souvent le seul vecteur rapide pour rejoindre le reste du pays, ou même l’Europe. À ce sujet, un arrêté publié au Journal officiel recense 26 lignes éligibles à ce retour à l’ancien tarif, parmi lesquelles figurent également des connexions majeures entre la Corse et le continent ou des vols reliant Strasbourg à des métropoles européennes comme Madrid, Munich ou Copenhague.

Un tarif plus favorable pour certains usagers

Instaurée il y a près de vingt ans pour financer le développement et contribuer au budget général de l’État français, la TSBA avait récemment bondi à 7,4 euros sur les vols intérieurs et européens, contre seulement 2,63 euros auparavant. Désormais, dans un souci de justice territoriale et avec ce nouveau « tarif de solidarité », ces trajets stratégiques retrouveront donc leur fiscalité initiale.

Dans un contexte où le coût du transport aérien peut représenter un véritable frein pour nombre d’habitants ou d’entreprises locales, la mesure entend répondre à plusieurs objectifs concrets :

L’Outre-Mer reste en attente d’avancées concrètes

Si le ministre des Transports, Philippe Tabarot, se félicite de cette avancée en affirmant que cette décision traduit « la volonté du gouvernement de soutenir la connectivité des territoires les moins bien desservis et d’alléger le coût du transport aérien depuis et vers ces destinations », il n’en demeure pas moins attentif à la situation spécifique des territoires d’Outre-Mer. Ces derniers espèrent toujours bénéficier d’un régime équivalent : la Commission européenne a récemment jugé que le dispositif imaginé par Paris n’était pas conforme en l’état actuel. De nouveaux ajustements réglementaires sont donc attendus dans les prochains mois.

Morgan Fromentin

Spécialiste Économie

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