En bref
- 50 Cent rejoint l’adaptation télévisée de Payday comme producteur exécutif via G-Unit Film and Television, aux côtés de VICE Studios.
- La série veut transposer l’ADN des jeux, avec des braquages à haut risque, de la violence, du crime, de la corruption et des trahisons.
- Le projet est encore en développement, sans scénariste, showrunner ni diffuseur annoncés à ce stade.
L’adaptation télévisée de Payday vient de décrocher son plus gros nom. 50 Cent, via G-Unit Film and Television, rejoint le projet comme producteur exécutif. Et pour une série encore en chantier, ce n’est pas un détail.
50 Cent donne un vrai coup d’accélérateur au projet
L’annonce officialise l’arrivée de Curtis « 50 Cent » Jackson sur cette adaptation du jeu d’Overkill Software. Le rappeur et producteur américain, déjà associé aux franchises Power et BMF, explique vouloir bâtir avec VICE Studios une franchise énergique capable de faire avancer le genre du braquage. Dit autrement, le projet ne vise pas la petite série discrète. Il veut jouer plus gros.
Ce choix compte aussi pour une raison simple. Quand un dossier attire un profil comme 50 Cent, il gagne d’un coup en visibilité et en poids industriel. Pour une adaptation encore sans chaîne ni plateforme, c’est clairement un cap.
Un univers de braquages taillé pour la télévision
Lancée en 2011 avec Payday: The Heist, la saga s’est construite sur une idée très identifiable, mettre le joueur à la tête de braquages à haut risque. Depuis, la licence a aligné trois jeux principaux sur plusieurs plateformes et réuni 50 millions de joueurs.
Son ADN, on le connaît. Des casses très mis en scène, une violence appuyée, et tout un décor de crime, de corruption et de trahisons. Dans les jeux, on incarne des braqueurs masqués en vue à la première personne, face aux forces de l’ordre, avec des opérations qui deviennent plus ambitieuses au fil du temps. Sur le papier, ça sent déjà la série nerveuse, pas le drame criminel plan-plan.
Une série encore sans scénariste ni diffuseur
Il y a quand même un point à garder en tête. La série Payday n’a toujours ni scénariste, ni showrunner, ni diffuseur annoncé.
Pour autant, les partenaires affichent la même ligne. Le patron de Starbreeze Entertainment, Adolf Kristjansson, insiste sur le fait que Payday repose depuis le début sur le fantasme de réussir le coup parfait, et que ni son groupe ni G-Unit ne sont connus pour la subtilité. Il promet une adaptation qui ne joue pas la sécurité et qui respecte vraiment la franchise. Le message est limpide, les fans veulent du spectaculaire, pas une version édulcorée.
VICE Studios veut muscler sa branche adaptations
De son côté, Amy Powell, présidente de VICE Studios, explique que le studio est attiré par les récits qui sortent du cadre, et voit dans Payday exactement ce type d’univers. Elle ajoute que G-Unit comprend ce qui fait battre la franchise et apporte une vision fidèle, sans chercher la prudence.
Le projet s’inscrit dans une phase plus large pour VICE Studios, qui pousse aussi la série criminelle Capital avec Guy Ritchie, ainsi qu’une adaptation de Flat Earth, le premier roman d’Anika Jade Levy. Bref, Payday n’a pas encore trouvé sa maison, mais il a déjà trouvé un allié qui peut faire bouger les lignes.