En bref
- The Tick retrouve une nouvelle vie sur Netflix après son passage sur Amazon.
- Son mélange de comédie et de super-héros lui donne une vraie identité.
- La série a notamment été saluée pour la performance de Peter Serafinowicz.
Une série de super-héros annulée qui retrouve une seconde vie sur Netflix, on a déjà vu le scénario. Cette fois, c’est The Tick, passée par Amazon Prime Video entre 2017 et 2019, qui revient dans le circuit. Et franchement, pour une production stoppée au bout de deux saisons, elle a laissé une trace plus solide que pas mal de shows du genre.
Un comeback discret sur Netflix
Le point de départ est simple. Après un pilote lancé en 2016, The Tick a vécu deux saisons sur Amazon Prime Video, avant de s’arrêter. Son arrivée sur Netflix peut lui offrir ce que beaucoup de séries espèrent après annulation, un nouveau public, plus large, plus curieux, et parfois plus indulgent que lors d’une diffusion initiale.
Ce retour compte aussi parce que la série n’était pas un clone de plus dans la pile des adaptations comics. Elle jouait la carte de la « satire super-héroïque », avec une vraie envie de raconter quelque chose sur la durée. Pas juste un délire bleu en collants. Même si le collant bleu reste le cœur du problème, et du charme.
Trois versions, trois façons d’incarner le héros bleu
Avant cette version, il y avait déjà un passif. Le personnage imaginé par Ben Edlund en 1986 avait d’abord été adapté en série animée en 1994, avec Townsend Coleman au doublage. Puis en sitcom live en 2001, portée par Patrick Warburton, qui n’a duré que neuf épisodes.
La version la plus récente confie le rôle à Peter Serafinowicz, face à Griffin Newman dans la peau d’Arthur. Là où les incarnations précédentes captaient chacune une facette du héros, celle-ci en fait un drôle de missile humain, toujours prêt à foncer dans le danger. Un vrai **ovni** dans le paysage des capes.
Une série plus feuilletonnante, parfois moins absurde
Cette adaptation choisit un cadre plus classique. Arthur, seul au départ, enquête sur la mort peut-être truquée du super-vilain The Terror, joué par Jackie Earle Haley. Il a une raison très personnelle de s’y accrocher, puisque The Terror a tué son père quand il était enfant.
C’est dans The City qu’il croise The Tick, lui aussi lancé sur la même piste. Le pilote pousse même une ambiguïté, Arthur croit un temps que le héros pourrait être le fruit de son imagination. Sa sœur Dot, interprétée par Valorie Curry, fait tomber ce doute.
La série suit ensuite une intrigue au long cours, avec Overkill joué par Scott Speiser. Ce choix du **récit sérialisé** rend l’ensemble plus tendu, parfois plus prenant. Mais il rogne aussi un peu la folie pure qui faisait l’ADN du personnage.
Pourquoi The Tick garde une place à part ?
À partir de la saison 2, Arthur embrasse vraiment sa vie de super-héros, et l’univers s’élargit avec A.E.G.I.S., Tyrannosaurus Rathbone joué par Marc Kudisch, ou encore Lobstercules, incarné physiquement par Niko Nedyalkov et doublé par Liz Vassey. Le ton reste farfelu, même si la violence se fait plus réaliste.
C’est tout le paradoxe de The Tick. Le personnage est absurde par nature, jusque dans son cri de guerre : « Spoon! », et dans ce vieux gag récurrent sur le fait qu’il ne ressemble finalement pas tant que ça à une tique. Pourtant, la série réussit à mêler cette bizarrerie à une mécanique super-héroïque plus moderne. Avec un score global de 95% sur Rotten Tomatoes, elle a été saluée pour son énergie, son sens du spectacle et la performance de Peter Serafinowicz. Moins trash que The Boys, mais clairement pas interchangeable.