Tina Fey cash sur la célébrité : cette phrase que tout le monde cite

Invitée d’un podcast, Tina Fey a résumé en une phrase le piège de la célébrité moderne : à force d’être connu, donner son vrai avis coûte cher.

Tina Fey
Image d'illustration. Tina Fey — Paramount Pictures / PR-ADN

En bref

  • Tina Fey lance une phrase devenue virale sur les risques de parler librement quand on est célèbre.
  • Elle souligne que les podcasts et Internet gardent les déclarations et les blagues pendant des années.
  • Son message pointe le prix de la visibilité et la pression constante sur les stars.

La phrase a été assez forte pour être récitée en chœur lors des Las Culturistas Culture Awards. Matt Rogers et Bowen Yang l’ont même présentée comme leur « serment d’allégeance ». Quand une vanne finit à ce niveau-là, ce n’est plus juste une bonne punchline.

Une minute de podcast, et la phrase est restée

En février 2024, Tina Fey était invitée dans Las Culturistas, le podcast pop culture de Bowen Yang et Matt Rogers. L’ancienne plume et star de Saturday Night Live, passée ensuite par 30 Rock avec une belle collection d’Emmy Awards, y participait au segment final, I Don’t Think So, Honey, où chacun vide son sac pendant une minute.

Aujourd’hui à l’affiche de la série The Four Seasons sur Netflix, Tina Fey a aussi plus de marge qu’à l’époque où elle produisait plus de 20 épisodes de télévision en réseau par saison. Résultat, davantage d’apparitions en podcast, y compris avec des proches comme Amy Poehler. Et là, elle a livré la formule qui a accroché tout le monde.

Ce que Tina Fey vise vraiment avec cette sortie

Sa cible, c’est Bowen Yang, avec humour. Dans une tirade devenue virale, Tina Fey explique en substance qu’elle est désormais trop connu pour donner ses vrais avis sur les films. Elle lâche notamment : « L’authenticité est dangereuse et coûteuse », avant d’ajouter que les podcasts, eux, restent pour toujours.

Le passage empile les références. Saltburn, d’abord, le film d’Emerald Fennell, moqué pour son virage final sexuellement violent. Puis Ariana Grande, partenaire de Bowen Yang dans Wicked: Part One et Wicked: For Good. Et SpongeBob, surnom ici utilisé pour Ethan Slater, qui joue Boq Woodsman. Même chose avec Ayo Edebiri, citée en exemple après une vieille blague sur Jennifer Lopez ressortie lorsqu’elle a animé Saturday Night Live avec la chanteuse comme invitée musicale.

Pourquoi cette phrase sonne juste dans la pop culture actuelle ?

Le fond est assez limpide. Plus une star est connue, plus un avis banal, une blague ou une pique légère peut se transformer en titre en quelques minutes. Et Tina Fey ne défend pas le fait de cacher des propos haineux ou déplacés. Elle parle d’autre chose, d’un écosystème où la moindre archive ressort.

Elle le formule avec l’idée que l’internet n’efface rien. Un commentaire lancé des années plus tôt peut revenir pile au mauvais moment, surtout quand votre cercle professionnel s’élargit à toute l’industrie. C’est aussi une réponse à cette attente très actuelle, presque épuisante, qui pousse le public à réclamer de ses idoles chaque opinion, sur tout.

Chez Tina Fey, la remarque pèse d’autant plus qu’elle a elle-même traîné son lot de controverses, de 30 Rock à Unbreakable Kimmy Schmidt, tout en signant aussi des piques précoces sur Bill Cosby. Bref, une phrase drôle, mais pas juste drôle. Une phrase sur le prix exact de la visibilité.

Jordan Servan

Spécialiste Divertissement

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