En bref
- 200 000 euros d’amende pour La Mie Câline
- Le site promettait des œufs français
- La société reconnaît une erreur en ligne
Entre ce qu’un client lit sur un site et ce qu’une enseigne achète vraiment, il y a parfois un fossé. C’est précisément ce qui vaut à La Mie Câline une amende de 200 000 euros, acceptée par l’entreprise installée à Saint-Jean-de-Monts, en Vendée.
Une promesse marketing qui ne collait pas aux achats
Sur son site internet, La Mie Câline mettait en avant des œufs de poules élevées en plein air et une origine française. Dit autrement, le message adressé aux clients était simple, et commercialement très fort.
L’enquête de la DGCCRF a pourtant montré autre chose. Sur la période allant du 1er janvier 2024 au 20 février 2025, près de 50% des produits issus d’une transformation d’œufs ne venaient pas de France. C’est ce décalage, prolongé sur plus d’un an, qui a conduit à la sanction.
Pourquoi la DGCCRF a frappé fort
Le dossier repose sur la notion de pratique commerciale trompeuse. En clair, une entreprise ne peut pas diffuser des informations fausses, ou de nature à induire en erreur, notamment sur l’origine d’un produit.
Dans ce cas, l’argument du Made in France comptait. Pour beaucoup de consommateurs, l’origine n’est pas un détail, surtout sur l’alimentaire. La décision prise par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes rappelle que la communication en ligne est regardée avec la même exigence que l’étiquetage ou l’information en point de vente.
Le montant retenu est celui d’une amende transactionnelle de 200 000 euros. D’après les éléments rapportés par franceinfo, les autorités ont considéré le manquement assez sérieux pour justifier cette sanction.
La défense de l’entreprise, entre contexte et erreur reconnue
De son côté, La Mie Câline explique avoir dû diversifier ses approvisionnements en raison des épisodes de grippe aviaire qui ont touché la filière avicole française. L’objectif, selon l’entreprise, était d’assurer la continuité de la production.
Mais la société admet aussi une faute de communication. Les informations auraient bien été actualisées en magasin pour prévenir directement les clients, sans que cette mise à jour soit répercutée sur le site internet.
Dans un communiqué, l’entreprise dit regretter cette défaillance et réaffirme son engagement pour une information claire, transparente et rigoureuse. L’acceptation de l’amende ferme ce volet du dossier, mais l’affaire rappelle une chose assez simple, et quand même centrale : aujourd’hui, la promesse affichée en ligne engage autant que le produit vendu.