En bref
- Une façade visible peut rapporter plusieurs milliers d’euros
- Les meilleurs emplacements dépassent parfois 10 000 euros par an
- La réglementation locale peut bloquer l’installation
Tous les murs ne valent pas de l’or. Une façade peut bien rapporter plusieurs milliers d’euros par an, mais seuls les emplacements les plus exposés attirent vraiment les sociétés d’affichage publicitaire.
Les meilleurs murs valent cher, les autres beaucoup moins
Le niveau de rémunération dépend d’abord de la visibilité du support. Les professionnels regardent notamment le nombre d’« occasions de voir », autrement dit le volume de personnes susceptibles d’apercevoir la publicité chaque jour.
Dans les secteurs ruraux, un emplacement rapporte en général entre 500 et 2 000 euros par an. En périphérie des grandes villes, le loyer grimpe plutôt entre 3 000 et 8 000 euros annuels. Et près d’un grand carrefour, d’un rond-point ou d’un axe très fréquenté, certains murs dépassent les 10 000 euros par an, relève Le Figaro.
Une maison en retrait, peu visible ou cachée par la végétation a donc peu de chances d’être retenue. À l’inverse, une façade donnant sur une entrée d’agglomération ou une route passante devient beaucoup plus attractive.
Les afficheurs démarchent souvent les propriétaires
Dans la plupart des cas, ce sont les entreprises spécialisées qui repèrent les emplacements intéressants puis contactent directement les propriétaires. Elles proposent ensuite un contrat précisant la durée de location, la rémunération, l’entretien et les responsabilités de chacun.
Vous pouvez aussi prendre l’initiative. Des acteurs comme JCDecaux, Cityz Media ou Giraudy étudient régulièrement de nouvelles implantations, tout comme les professionnels membres de l’Union de la Communication Extérieure et du Syndicat national de la publicité extérieure.
Le contrat ne se signe pas à la légère
Avant de signer, plusieurs points doivent être regardés de près. La durée du contrat, ses conditions de renouvellement, la résiliation, l’entretien du panneau ou les conséquences de futurs travaux sur le mur doivent être clairement écrits.
Un autre détail compte, et pas des moindres, la remise en état de la façade à la fin de la location. Les revenus perçus devront aussi être déclarés à l’administration fiscale selon leur nature.
Une activité strictement encadrée par la loi
Posséder un mur visible ne suffit pas. La publicité extérieure est encadrée par le Code de l’environnement et parfois par un règlement local de publicité, plus restrictif encore, rappelle Service Public.
La présence d’un monument historique, d’un site classé, d’une zone protégée ou d’un secteur patrimonial remarquable peut interdire totalement l’installation. Les dimensions du support, sa luminosité, son implantation et même le nombre de panneaux autorisés sont aussi réglementés.
Selon les cas, une déclaration préalable ou une autorisation administrative peut être exigée avant la pose. Les afficheurs s’occupent souvent de ces démarches, mais le propriétaire a intérêt à vérifier que tout est en règle. En cas de manquement, des sanctions administratives et financières peuvent viser autant l’afficheur que le propriétaire. Bref, le potentiel existe, mais il se joue autant sur l’emplacement que sur le cadre légal.