Hérault : un aide-soignant porte plainte pour des blessures que lui auraient infligées des gendarmes

Estimant avoir été victime de violences dans la nuit du 21 au 22 mai derniers à Baillargues, dans l'Hérault, un aide-soignant a déposé plainte contre des gendarmes. Les faits auraient été commis lors d'un contrôle.

Scène de vie quotidienne dans un salon chaleureux avec une aide soignante et une personne âgée
Image d'illustration. Aide à domicile. — ADN

Un aide-soignant de 35 ans, ancien militaire, a déposé plainte pour des violences dont il estime avoir été victime dans la nuit du 21 au 22 mai derniers à Baillargues, dans l’Hérault. Les faits auraient eu lieu dans le contexte d’un contrôle de gendarmerie. Citée par 20 Minutes, l’avocate du plaignant communique sa version des faits : « Il revenait de Montpellier, et allait à Vauvert (Gard). Il s’est arrêté un instant pour téléphoner. Au moment où il repart, une patrouille de gendarmerie lui demande de se soumettre à un contrôle d’identité et un contrôle de routier. Les gendarmes lui expliquent qu’ils ont vu deux véhicules blancs faire une course-poursuite à très grande vitesse sur l’autoroute. »

En voulant ramasser son téléphone, les gendarmes l’auraient violemment plaqué au sol

Pour Me Soulié, son client n’a pas emprunté cette autoroute ce soir-là bien que roulant à bord d’un véhicule blanc. Alors que l’aide-soignant commençait à filmer la scène avec son téléphone portable, un coup reçu à son bras lui aurait fait lâcher son appareil. En se baissant pour le ramasser, les gendarmes auraient plaqué l’homme au sol, lui causant plusieurs blessures. Placé en garde à vue, l’aide-soignant n’aurait pas immédiatement été examiné par un médecin alors qu’il n’avait de cesse d’en faire la demande.

Une clavicule cassée, une grave blessure à la tête

La victime a finalement été conduite à l’hôpital de Sète où il a été observé qu’une clavicule avait été cassée et de sensibles dégâts causés au crâne. Son état empirant, l’aide-soignant a été transporté à l’hôpital Gui-de-Chauliac et opéré à deux reprises : la première le 23 mai et la seconde cinq jours plus tard. Son avocate dresse un lourd bilan : « Il a 60 points de suture, et 45 jours d’ITT. Il est aujourd’hui brisé. Il est aide-soignant, il pensait pouvoir se détendre à la fin du confinement… » Au sein de la gendarmerie, on indique que « si l’enquête révèle que des fautes ont été commises, évidemment, [les gendarmes] seront sanctionnés », on souligne qu’une « rébellion a été relevée » du côté du conducteur.

Gael Brulin

Spécialiste Faits Divers

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