Fête de la musique : consignes fermes de Laurent Nuñez avant dimanche

À deux jours de la Fête de la musique, Laurent Nuñez demande des interventions systématiques en cas de trouble. Le contexte inquiète aussi.

Place de Paris avant les concerts
Image d'illustration. Le dispositif monte avant le 21 juin. — ADN
  • Laurent Nuñez durcit les consignes pour dimanche
  • Interventions demandées au moindre trouble public
  • Canicule et précédent 2025 pèsent sur la soirée

La consigne est nette. À l’approche de la Fête de la musique, Laurent Nuñez demande aux policiers et aux gendarmes d’intervenir systématiquement en cas de trouble à l’ordre public dimanche 21 juin. Dans un télégramme daté du 15 juin 2026, consulté par l’AFP, le ministre de l’Intérieur prévient qu’aucun débordement ne devra être toléré.

Une consigne claire envoyée aux forces de l’ordre

Le message adressé aux services est simple, et il tranche par sa fermeté. Laurent Nuñez réclame une réponse qu’il veut à la fois ferme et proportionnée, avec toutes les mesures nécessaires pour faire cesser les troubles. La priorité, écrit-il, devra aller à l’interpellation des auteurs.

L’enjeu, pour le ministère, est d’éviter que cette soirée populaire ne bascule en nuit plus compliquée à gérer. Pas de changement de doctrine affiché, mais une demande de vigilance élevée sur l’ensemble du territoire.

Pourquoi le ministère redoute une soirée sous tension

Dans son télégramme, Laurent Nuñez s’appuie sur les incidents observés récemment lors d’autres rassemblements populaires. Il estime que la Fête de la musique peut favoriser une délinquance d’opportunité, visant aussi bien les biens que les personnes.

Le ministère mentionne aussi le risque de violences urbaines, surtout en fin de soirée. S’ajoute la menace terroriste, décrite comme inhérente à ce type de manifestation. Et un autre élément entre en ligne de compte, la Coupe du monde de football organisée actuellement outre-Atlantique, susceptible selon lui d’amplifier les débordements.

Le souvenir encore lourd de l’édition 2025

Ce durcissement s’explique aussi par le précédent de l’an dernier. L’édition 2025 avait été marquée par des appels diffusés sur les réseaux sociaux pour « attaquer et piquer des femmes ». Au cours de la nuit, 145 victimes de piqûres s’étaient signalées aux services de police, en métropole comme en outre-mer.

Le bilan global avait aussi été chargé. 371 personnes avaient été interpellées, contre 326 en 2024, dont 89 à Paris. Treize membres des forces de l’ordre avaient été blessés. Côté participants, 14 personnes avaient été grièvement touchées et 1 477 plus légèrement.

La canicule complique encore l’organisation

Un autre facteur pèse sur cette édition 2026, la chaleur. En raison de l’épisode de canicule attendu ce week-end, plusieurs villes ont déjà décidé d’annuler leur Fête de la musique.

D’autres décisions du même type pourraient tomber d’ici dimanche. Résultat, la soirée s’annonce sous double surveillance, sécuritaire d’un côté, sanitaire de l’autre.