Étude : 69% des locataires de logements sociaux ont des difficultés financières en 2022 soit 12% de plus qu’il y a un an
L'étude réalisée par l'Ancols (Agence nationale de contrôle du logement social) montre que les locataires de logements sociaux ont été dans la difficulté l'an passé.
Lors de son enquête, l »Agence nationale de contrôle du logement social’ n’a pas pointé que des points négatifs. Globalement, les ménages du parc social sont satisfaits de leur cadre de vie (80%). Par contre, un tiers des ménages interrogés sont insatisfaits de l’état des parties communes de leur immeuble.
Les ménages du parc social sont satisfaits de leur cadre de vie (80%)
Cependant, l’Ancols repère des locataires de plus en plus souvent dans le rouge en 2022. En effet, 69% ont des difficultés financières, c’est 12% de plus qu’il y a un an (2021). L’augmentation du coût de la vie, en particulier la hausse des prix de l’essence et de l’énergie, a eu un impact direct sur le budget des ménages locataires du parc social.
L’augmentation du coût de la vie a eu un impact direct sur le budget des ménages
Au final, 7 locataires sur 10 déclarent rencontrer des difficultés à boucler leurs fins de mois, même avant l’arrivée de l’hiver. Les familles monoparentales ont plus de difficultés financières (79%) comme les couples avec enfants (75%). Les personnes seules (63%) ou les couples sans enfant (56%) s’en sortent mieux indique l’enquête.
Les personnes seules et les couples sans enfant s’en sortent mieux
Dans son rapport, l »Agence nationale de contrôle du logement social’ ajoute : « L’augmentation du coût de la vie, en particulier la hausse des prix de l’essence et de l’énergie, a eu un impact direct sur le budget des ménages locataires du parc social. 89% pour les possesseurs d’un véhicule thermique, 55% pour les autres. 37% des ménages ont déclaré avoir baissé le chauffage lors de l’hiver 2021-2022 pour diminuer leur facture d’électricité, contre 27% qui ont choisi de le maintenir et 36% qui n’en avaient pas la possibilité (chauffage collectif, etc.)« .
Pour conclure, les parents de familles monoparentales se privent davantage
20 % des ménages interrogés déclarent ne pas avoir pris de repas sur une journée pour des raisons financières (du moins l’adulte ayant répondu à l’enquête et pas forcément l’ensemble du ménage). Cette proportion monte à 30% pour les parents isolés.