En Californie, Tesla abandonne le terme « Autopilot » pour mettre en avant ses véhicules électriques

Image d'illustration. TeslaTesla / PR-ADN
Pour éviter une suspension de 30 jours en Californie, Tesla supprime toute mention ambiguë autour de ses systèmes de conduite.
Tl;dr
- Tesla supprime le terme « Autopilot » en Californie pour se conformer aux exigences du DMV et éviter une suspension de 30 jours.
- Le régulateur californien dénonçait des publicités trompeuses sur les capacités autonomes réelles des véhicules.
- Tesla se concentre désormais sur l’avenir avec le projet Optimus, un robot humanoïde prévu pour 2027.
Des ajustements marketing chez Tesla
Depuis peu, Tesla a décidé de ne plus employer le terme « Autopilot » dans la promotion de ses véhicules sur le territoire californien. Cette modification intervient alors que la marque faisait face à une menace : une suspension de ses activités de vente et de fabrication pendant trente jours. Une sanction lourde, qui aurait pu lourdement impacter l’entreprise, d’autant plus que la Californie représente presque un tiers du marché américain pour Tesla.
Un litige ancien avec le DMV
À l’origine de ce revirement, une plainte déposée dès 2022 par le Department of Motor Vehicles (DMV) de Californie. L’agence reprochait à la firme dirigée par Elon Musk des déclarations jugées trompeuses autour des technologies baptisées Autopilot et « Full Self-Driving Capability ». Selon le DMV, les publicités insistaient à tort sur la capacité des véhicules à effectuer seuls tous types de trajets, affirmant que le système pouvait gérer aussi bien les courtes que les longues distances sans intervention du conducteur. Or, pour le régulateur californien, ces fonctionnalités ne permettaient pas — ni alors ni aujourd’hui — un fonctionnement réellement autonome : « les véhicules équipés de ces options n’étaient pas capables d’opérer comme des véhicules autonomes au moment des publicités, et ne le sont toujours pas », soulignait l’autorité.
Tesla s’adapte pour éviter les sanctions
Face à ces accusations et après la recommandation sévère d’un juge administratif en décembre dernier, la pression s’est accentuée sur Tesla. Plutôt que de risquer une suspension dans son État clé, la société a reçu un ultimatum : soixante jours pour retirer tout langage ambigu ou trompeur dans ses supports commerciaux. Dans sa communication officielle, le DMV a confirmé que l’entreprise avait pris « les mesures correctives attendues », notamment en cessant l’utilisation du mot Autopilot. D’ailleurs, bien avant cela, Tesla avait déjà apporté quelques précisions : il était désormais clairement indiqué qu’une supervision humaine restait indispensable lors de l’utilisation du mode « Full Self-Driving ».
L’avenir passe par Optimus
Dans ce contexte réglementaire tendu, un autre chantier stratégique s’esquisse chez Tesla. Récemment, la marque a annoncé l’arrêt de la production des modèles S et X afin de reconvertir son usine phare de Fremont en centre dédié à son prochain pari industriel : le robot humanoïde Optimus. À terme, ce projet doit aboutir à une commercialisation publique dès fin 2027. Une décision qui confirme l’évolution rapide et parfois inattendue des priorités technologiques chez Tesla.