La question de la sobriété énergétique pointe à nouveau le bout de son nez avec la baisse des températures. Si Enedis et État rassurent sur la bonne capacité de la France à produire de l’électricité, le gouvernement est prêt à tester avant le mois de mars prochain une « limitation temporaire » de la puissance électrique délivrée aux particuliers.
Une opération de quelques heures
Samedi, le ministère de la Transition énergétique a indiqué, après révélation de l’information par La Tribune, qu’un décret est en cours de rédaction visant à cadrer ce test.
Plus précisément, il s’agirait donc de limiter la puissance des compteurs Linky d’environ 200 000 foyers, lesquelles seraient prévenues à l’avance et pendant quelques heures. L’opération serait réalisée en une fois, au cours de l’hiver 2023-2024.
« Éviter des coupures programmées »
Le ministère insiste sur le fait que ce projet de test n’a « aucun lien avec la situation du système électrique pour cet hiver ». Le but ? Savoir s’il est « techniquement possible de mettre en œuvre un nouvel outil pour sauvegarder le réseau électrique en cas de tension extrême, pour éviter des coupures […] programmées ».
Du côté d’Enedis, en charge de la distribution de l’électricité, on indique que les autorités l’ont chargée de « travailler à une nouvelle mesure de sauvegarde pour envisager la sécurisation du réseau électrique à moyen/long terme » et ainsi « éloigner le risque de coupures temporaires […] qui restent l’ultime dispositif pour éviter une panne généralisée ».
Une puissance abaissée à 3kVA
Dans la plupart des cas, la puissance d’un compteur est réglée à 6 kVA. Le but serait ici de la réduire à 3 kVA, afin de ne « pas interrompre l’alimentation des clients et de préserver un niveau minimal d’alimentation pour les usages électriques de base (3kVA, correspondant à un radiateur, un ordinateur portable en charge, un réfrigérateur) ».
Les 200 000 personnes seraient prévenues en amont, et l’opération durerait seulement quelques heures.