En bref
- Le point de côté est favorisé par plusieurs erreurs courantes
- Les crampes imposent étirement et baisse du rythme
- Les ampoules viennent souvent du matériel
On parle souvent d’entraînement, rarement de ces soucis très bêtes qui peuvent gâcher une sortie. Pourtant, chez beaucoup de coureurs, le vrai problème n’est pas la motivation mais le point de côté, la crampe ou l’ampoule au mauvais moment.
Le point de côté qui coupe l’élan
Ce point douloureux dans la poitrine ou le ventre, presque tout le monde l’a déjà connu en courant. Sa cause exacte reste mal connue, mais plusieurs situations semblent le favoriser : courir en descente, boire trop d’eau, avaler du Coca-Cola avant de partir, ou simplement adopter un rythme trop élevé par rapport à sa forme du jour.
Si le point de côté apparaît, le geste conseillé est assez précis : il faut expirer fortement quand le pied opposé à la zone douloureuse touche le sol. Pour éviter qu’il revienne, mieux vaut aussi respirer avec le diaphragme, donc davantage avec le ventre qu’avec la poitrine.
Quand la crampe arrive, il faut surtout lever le pied
La logique est plus claire du côté des crampes musculaires. Elles surviennent souvent quand les muscles manquent d’électrolytes, notamment de magnésium et de potassium. Une mauvaise hydratation peut y contribuer, tout comme une intensité trop forte.
Là, il n’y a pas de solution miracle. Il faut étirer la zone touchée et ralentir. Pendant la course, une boisson contenant des sels peut aussi aider, mais pas mal de choses se jouent avant, dans la gestion de l’effort et de l’hydratation.
Les ampoules se jouent souvent avant le départ
Pour les ampoules, le responsable est souvent plus simple à identifier : le chaussage. Des chaussures mal adaptées au pied, ou tout bonnement pas à la bonne taille, favorisent les frottements. Les chaussettes comptent aussi. Elles doivent rester fines et bien ajustées.
Certains coureurs vont même jusqu’à porter deux paires, pour que le frottement se fasse entre les chaussettes plutôt qu’entre le pied et le tissu. Et le conseil le plus utile reste sans doute celui-ci : tester son matériel avant une compétition, puis appliquer de la vaseline sur les zones exposées. Si l’ampoule est déjà là, les pansements de type Compeed restent la solution recommandée.
Ces trois pépins n’ont rien d’anecdotique. Ils rappellent qu’en course, la performance se joue aussi dans les détails, parfois très concrets.