En bref
- Nouveau congé d’un à deux mois
- Chaque parent a un droit séparé
- Indemnisation réduite au second mois
À partir de ce mercredi 1er juillet 2026, chaque parent peut demander un congé de naissance supplémentaire de un à deux mois après l’arrivée d’un enfant. Le point clé, c’est qu’il s’agit d’un droit individuel, accordé à chacun et impossible à transférer à l’autre parent.
Un droit en plus, distinct des congés déjà connus
Ce nouveau congé s’ajoute aux dispositifs déjà en place. Il peut être pris après le congé maternité, après le congé de paternité et d’accueil de l’enfant, ou encore après un congé d’adoption.
Pour la mère, le congé maternité reste fixé à 16 semaines, dont six avant l’accouchement et dix après. À partir du troisième enfant, il passe à 26 semaines. Pour le père, le congé de paternité et d’accueil de l’enfant reste de 25 jours calendaires en cas de naissance simple, avec quatre jours obligatoires.
Le nouveau congé peut, lui aussi, être fractionné. Mais il doit être utilisé dans un délai maximal de neuf mois après la naissance ou l’arrivée de l’enfant dans le foyer.
Qui peut en profiter à partir de 2026
La mesure concerne les parents d’un enfant né à partir du 1er janvier 2026. Même règle pour les adoptions intervenues depuis cette date, après le congé d’adoption habituel, qui reste de 16 semaines.
Côté publics visés, le champ est large. Sont concernés les salariés du privé, les agents publics, y compris les militaires et les personnels médicaux, mais aussi les travailleurs indépendants, les actifs relevant du régime agricole, les artistes-auteurs, les demandeurs d’emploi, les stagiaires et certains étudiants en santé.
Une indemnisation dégressive selon la durée choisie
Le niveau de l’indemnisation varie selon la durée retenue. Le premier mois est compensé à hauteur d’environ 70 % du salaire net. Le second mois baisse à 60 %.
Ce calcul s’effectue dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale, fixé à 4 005 euros au 1er janvier 2026. Les fonctionnaires suivent la même logique. Pour les indépendants, l’aide prend la forme d’une indemnité journalière forfaitaire.
À titre de repère, les congés maternité et paternité reposent déjà sur une indemnisation liée au salaire, avec ce même plafond. Le congé parental, lui, tourne autour de 450 euros par mois.
Des incompatibilités et un préavis à respecter
Ce congé supplémentaire ne peut pas être cumulé, sur une même période, avec plusieurs aides ou revenus de remplacement. Cela vaut pour les allocations chômage, la PreParE, le CMG, l’AJPP, l’AJPA, ainsi que pour les indemnités journalières versées au titre de la maladie ou d’un accident du travail.
Dernier point, très concret. Les parents doivent prévenir leur employeur au moins un mois avant le début du congé, en précisant ses modalités. Le délai tombe à 15 jours si ce nouveau repos s’enchaîne directement avec un congé de paternité.