Confinement en Isère : parti faire des courses avec compagne et enfant, son contrôle dégénère

Samedi à la mi-journée à Saint-Égrève, en Isère, un couple et son enfant ont fait l'objet d'un contrôle de confinement. Pour avoir vivement refusé sa verbalisation, le père de famille a été placé en garde à vue.

Menottes sur table en symbole de confinement et conséquences
Image d'illustration. Menottes. — ADN

Voilà une nouvelle histoire témoignant d’un confinement pas totalement pris au sérieux par la population française. Nos confrères du Dauphiné Libéré rapportent ces faits s’étant déroulés samedi à la mi-journée à Saint-Égrève, en Isère. Il était plus ou moins 12h30 et des gendarmes étaient aux abords d’un hypermarché pour vérifier le bon respect des consignes de confinement en vigueur. Le regard des militaires était en particulier tourné vers le contenu des courses effectuées et sur le nombre de personnes d’un même foyer venues faire leurs achats.

Refusant d’être verbalisé, un père s’emporte et se fait taser

Les gendarmes ont repéré un homme qui faisait la queue avec son épouse et l’enfant de cette dernière. Les mesures ordonnées défendent pourtant de venir faire des courses à plus d’une personne. Le père de famille de 32 ans a donc écopé d’une amende, ce qui a eu pour effet de le mettre dans tous ses états. Il s’est ainsi mis à insulter et à outrager les militaires avec une hargne telle que ces derniers ont dû faire usage d’un pistolet à impulsion électrique (Taser) pour le maîtriser. On notera que des clients ont tenté de prendre la défense de ce client, quand d’autres filmaient la scène avec leur téléphone portable.

L’homme était déjà connu des services de police

L’individu récalcitrant a été interpellé et placé en garde à vue. Peu après, sa compagne s’est présentée à la brigade en vue de déposer plainte contre lui pour violences conjugales. C’est en ce lundi que le trentenaire, déjà connu des services de police, devra répondre en comparution immédiate de faits de violences conjugales, d’outrage et de rébellion devant le tribunal correctionnel de Grenoble.

Gael Brulin

Spécialiste Faits Divers

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