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Colorants alimentaires : leur présence dans yaourts, soupes et confitures liée au diabète et au cancer

Santé > Alimentation > Cancer > Consommation
Par Morgan Fromentin,  publié le 22 mai 2026 à 9h00.
Santé
Confiture de mirabelle sur pain croustillant

Image d'illustration. Confiture de mirabelle sur pain croustillantADN

Certaines substances utilisées pour colorer des produits courants comme les yaourts, soupes ou confitures pourraient présenter des dangers pour la santé. Des études pointent en effet un lien entre la consommation de ces additifs et un risque accru de diabète de type 2 ainsi que de cancer.

Tl;dr

  • Colorants alimentaires liés à cancer et diabète.
  • Appel à interdire certains additifs controversés.
  • Nutri-Score bientôt obligatoire en France.

Des risques sanitaires accrus révélés par l’Inserm

Au cœur de nos assiettes, les colorants alimentaires sont omniprésents, des yaourts aux crèmes glacées, en passant par les confitures ou les soupes industrielles. Mais derrière leurs couleurs attractives, une série d’études publiée le 21 mai 2026 par l’Inserm, sous la houlette de l’épidémiologiste Mathilde Touvier, sème le doute sur leur innocuité. S’appuyant sur un suivi de plus de 100 000 participants français depuis 2009, ces travaux – menés par Sanam Shah et Anaïs Hasenböhler – font émerger des liens inédits entre la consommation d’additifs (notamment les colorants E100 à E199) et une augmentation significative du risque de développer certaines maladies.

Cancer, diabète et maladies cardiovasculaires : des chiffres alarmants

Les conclusions sont sans appel : une consommation élevée de colorants alimentaires est associée à un risque accru de diabète de type 2 (+38 %), de cancer (+14 %) et plus encore de cancer du sein chez les femmes (+21 %, voire +32 % après la ménopause). Par ailleurs, l’étude pointe du doigt d’autres additifs comme les conservateurs (E200 à E299) et antioxydants (E300 à E399), dont la surconsommation pourrait entraîner :

  • Hypertension : risque majoré de 24 % avec certains conservateurs.
  • Maladies cardiovasculaires : hausse du risque de 16 %.

Face à ce constat, les auteurs encouragent vivement à privilégier « les aliments pas ou peu transformés ».

L’appel à l’action politique grandit

Ces recherches ne prouvent certes pas un lien direct de cause à effet mais elles s’inscrivent dans une tendance globale préoccupante. Selon Mathilde Touvier, « sur 104 études analysant les aliments ultratransformés, 93 concluent à des effets nocifs cohérents ». Forte de cette accumulation scientifique, la communauté demande aujourd’hui une réévaluation stricte des seuils autorisés pour certains additifs – voire leur interdiction pure et simple lorsqu’ils n’apportent qu’un attrait visuel.

L’association Foodwatch, elle, va plus loin : il faut un « électrochoc politique » pour enfin bannir les additifs les plus contestés. Nitrites et aspartame restent dans le viseur des ONG, qui dénoncent un « manque de courage politique face aux enjeux sanitaires connus ».

Nouveau cadre réglementaire en vue avec le Nutri-Score ?

Dans ce contexte tendu, la proposition visant à rendre le Nutri-Score obligatoire, portée par huit groupes parlementaires dont la députée socialiste Sandrine Runel, prend tout son sens. Cet étiquetage nutritionnel simplifié classe depuis 2017 les produits alimentaires selon leur qualité nutritionnelle. Les industriels refusant son affichage pourraient se voir infliger une taxe équivalente à 2 % du chiffre d’affaires français.

Derrière cet enjeu réglementaire se cache un coût sanitaire considérable : près de 12 milliards d’euros chaque année pour l’Assurance maladie du fait des maladies liées à l’alimentation – alors que près d’un adulte sur cinq souffre déjà d’obésité en France. Une donnée qui rend d’autant plus cruciale une meilleure information des consommateurs sur ce qu’ils mettent dans leur panier quotidien.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Des risques sanitaires accrus révélés par l’Inserm
  • Cancer, diabète et maladies cardiovasculaires : des chiffres alarmants
  • L’appel à l’action politique grandit
  • Nouveau cadre réglementaire en vue avec le Nutri-Score ?
En savoir plus
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