Carburants, détente en vue avant l’été grâce au possible accord Iran-USA ?

Image d'illustration. La baisse dépend du marché pétrolier.ADN
Un accord entre les États-Unis et l’Iran, attendu vendredi à Genève, pourrait accélérer la baisse des carburants. Mais tout dépend encore du détroit d’Ormuz.
En bref
- Le gazole repasse sous 2 euros
- L’accord Iran-USA peut faire reculer le baril
- La baisse ne sera pas immédiate partout
Le signal est déjà là. À quelques jours des vacances d’été, le gazole repasse sous les deux euros, et la détente pourrait s’accentuer si les États-Unis et l’Iran signent bien vendredi 19 juin 2026, à Genève, l’accord annoncé depuis plusieurs jours.
Une baisse déjà visible sur le gazole
Selon Blandine Ruty, secrétaire générale de l’Ufip énergies et mobilités, la tendance était déjà orientée à la baisse. Elle précise : « On avait déjà une tendance baissière des prix. Mais si on regarde ce matin, on est sous la barre des deux euros pour le gazole alors qu’il était bien au-delà depuis début mars ».
Les prix moyens nationaux de la semaine n’étaient pas encore publiés au moment où la source a été rédigée. Mais Blandine Ruty avance des niveaux autour de 1,97 euro pour le gazole et 1,94 euro pour le sans-plomb. Pour elle, c’est déjà le premier effet de l’annonce et de la détente des marchés.
Pourquoi l’accord compte autant
Le mécanisme est simple. Le prix des carburants suit celui du pétrole, et donc celui du baril. Si l’accord est bien signé, et s’il s’accompagne d’une réouverture du détroit d’Ormuz, le mouvement peut se renforcer.
Blandine Ruty insiste sur ce point : « Il faut des preuves tangibles de stabilité et de réouverture. Et là on aurait bien une baisse du baril, et une baisse des cotations ». Elle dit aussi constater un retour de confiance des marchés. Le baril aurait perdu environ 10 dollars sur la semaine, passant d’environ 94 dollars lundi dernier à environ 83 dollars ce lundi matin, soit environ 72 euros (83 dollars).
Le gouvernement promet une répercussion rapide
Côté exécutif, le message est clair. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a assuré sur RTL que « les baisses devront être aussi rapides que les hausses ».
Même ligne à l’Élysée. Invité du 13 heures de TF1, Emmanuel Macron a confirmé que le gouvernement allait veiller à ce que la chute des prix soit bien « répercutée à la pompe ». Le chef de l’État évoque un effet possible « dans les semaines qui viennent ».
Pas le même rythme selon les stations
Rien ne garantit pourtant un retour rapide aux niveaux d’avant le conflit, autour de 1,70 euro en moyenne. La reprise du trafic ou encore la remise en état des installations dans le détroit restent, selon Blandine Ruty, des facteurs impossibles à mesurer tout de suite.
Et la baisse ne tomberait pas partout au même moment. Les stations urbaines, souvent approvisionnées au jour le jour ou avec un décalage de trois jours au maximum, pourraient réagir plus vite. Dans les zones plus rurales, où l’approvisionnement se fait plutôt à la semaine, il faudra sans doute attendre un peu plus. La secrétaire générale invite, elle, à regarder ce qui se passe d’ici la semaine prochaine.