Carburants : une baisse des prix durable ?

Découvrez pourquoi les prix des carburants chutent significativement et pourquoi cette tendance pourrait durer plus longtemps que prévu.

Personne faisant le plein d'essence
Image d'illustration. Personne faisant le plein d'essence — ADN

Tl;dr

  • Les prix des carburants en France sont en baisse.
  • La réduction pourrait être durable selon les spécialistes.
  • Des incertitudes subsistent en raison du contexte géopolitique.

Une lueur d’espoir pour le portefeuille des automobilistes

Après une hausse en début d’année, une bonne nouvelle se profile à l’horizon pour les automobilistes français. Les chiffres récents révélés par le ministère de la Transition écologique indiquent une baisse des prix des carburants durant la semaine du 10 au 16 mars. Le Parisien va même plus loin en suggérant que cette tendance à la baisse déjà entrevue à l’été 2024, pourrait durer, voire s’accélérer.

Une perspective rassurante

Philippe Chalmin, un expert de cette question et professeur d’économie à l’université de Paris Dauphine, se veut rassurant : « Toutes les données que nous avons à disposition nous laissent croire que le prix du pétrole ne va pas de nouveau flamber dans les mois qui viennent, mais plutôt stagner et même baisser ». Pour illustrer ses propos, il évoque la baisse d’environ trois centimes pour le gazole (1,63 euro/l) et le SP 95-E10 (1,68 euro/l) entre la semaine du 3 au 9 mars et celle du 10 au 16 mars.

Au plus fort de la crise, en janvier, les prix avaient grimpé à 1,77 euro/l pour le gazole et à 1,72 euro/l pour le SP95-E10. Cette situation était bien plus alarmante que celle que nous connaissons aujourd’hui, comme le souligne Flavien Neuvy, économiste et directeur de l’Observatoire de Cetelem : « Nous ne sommes plus du tout dans la même situation ».

Des variables géopolitiques à surveiller

Mais si les perspectives semblent favorables aux consommateurs, elles restent dépendantes d’un contexte géopolitique complexe. D’un côté, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a annoncé une augmentation de sa production dès le 1er avril.

De l’autre, les sanctions sur la Russie pourraient être levées, et Donald Trump envisage de relancer la production américaine et de faire baisser le prix du dollar. Enfin, la demande pourrait se stabiliser voire diminuer avec le ralentissement de la croissance chinoise et américaine.

Un futur encore incertain

Cependant, malgré ces perspectives encourageantes, la prudence reste de mise. Comme le tempère Philippe Chalmin : « Tout cela reste quand même très hypothétique. Le contexte géopolitique peut, on l’a vu ces dernières années, changer radicalement presque du jour au lendemain ».

Les experts s’accordent à dire que les prix pourraient encore baisser de 10 centimes d’ici la fin de l’année. Cependant, un retour à des prix à 1,10 ou 1,20 euro/l est totalement exclu.

Jérôme Nelra

Spécialiste Économie

X Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Carburant Pouvoir d'achat

Lisez 24matins en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.