En bref
- Plus de 1 700 hectares déjà brûlés
- Environ 400 habitants évacués
- 900 pompiers restent mobilisés
Le feu qui a pris mardi dans le Var a surpris les secours par sa vitesse. Dans la nuit de mardi à mercredi, il a encore progressé après avoir déjà ravagé plus de 1 700 hectares, et menace toujours une partie de Cotignac, Correns et Montfort-sur-Argens.
Selon la préfecture, une nouvelle estimation de la surface brûlée doit être donnée au lever du jour. Le foyer est parti de Pontevès, dans l’arrière-pays toulonnais, depuis un champ d’après les secours.
Un feu devenu prioritaire pour tout le secteur
Le patron des pompiers du Var, Éric Grohin, l’a dit lors d’un point presse : « Pour l’instant la priorité absolue de toute la zone c’est ce feu-là ». La formule dit bien l’ampleur prise par l’incendie en quelques heures.
Les secours ont aussi expliqué que le feu descendait de la montagne du Gros Bessillon à une vitesse très importante, pas complètement anticipée au regard des conditions météo. C’est un point clé, car les pompiers avaient déjà dû faire face en fin d’après-midi à une réactivation malgré une baisse du vent.
#Feu #Pontevès #GrosBessillon | Mercredi 22 juillet – 09h00
✔️Le point de situation⤵️
> Le feu a parcouru 2500 ha
> Le travail des pompiers cette nuit avec la baisse des températures et du vent ont permis de réduire l'intensité du feu et de le contenir. pic.twitter.com/HS6Ah5jgL2— Préfet du Var (@Prefet83) July 22, 2026
Évacuations, coupures et premiers blessés légers
Environ 400 personnes ont été évacuées, notamment à Pontevès et dans les communes voisines. Des centres d’accueil ont été ouverts pour héberger les habitants contraints de quitter leur logement.
Autre conséquence directe, plus de 2 300 foyers sont privés d’électricité, surtout à Cotignac. La préfecture fait aussi état de six personnes légèrement intoxiquées par les fumées, quatre sapeurs-pompiers et deux habitants de Pontevès. Un camion-citerne a été endommagé.
Sur place, une bénévole mobilisée pour préparer des sandwiches aux soldats du feu, Isabelle Scarica, décrit « une grosse catastrophe » et ajoute que cela touche d’autres villages, avec une ampleur qu’elle juge impressionnante.
Des moyens massifs face à un relief compliqué
Le dispositif engagé est lourd, et ce n’est pas un luxe. 900 sapeurs-pompiers, 350 engins et 60 gendarmes sont mobilisés, avec des renforts venus d’autres régions.
Avant l’arrêt des vols de nuit faute de visibilité, les moyens aériens avaient réalisé plus de 100 largages. Huit Canadair, deux avions Dash et quatre hélicoptères bombardiers d’eau ont été engagés dans la journée. Durant les heures nocturnes, les équipes au sol devaient surtout traiter les lisières et réduire les points chauds, les conditions météo étant jugées un peu plus favorables.
Une semaine sous tension sur l’arc méditerranéen
Cet incendie arrive dans un contexte déjà très tendu sur l’arc méditerranéen. Les autorités appellent à la vigilance pour toute la semaine, à cause d’un vent sec et chaud attendu en renforcement, de températures caniculaires et d’une végétation très sèche.
Et le département sort à peine d’un autre feu virulent. Entre dimanche et lundi, un incendie avait déjà brûlé 200 hectares près des Arcs-sur-Argens et détruit des habitations.