Caen : détenu pour viol, il agresse une visiteuse car ne supportant pas sa proximité avec d’autres prisonniers

Il y a une semaine à Caen, un homme de 39 ans condamné en 2002 pour viol a agressé sa visiteuse de prison, visiblement jaloux de la voir passer du temps avec d'autres détenus. Pour cette nouvelle atteinte, il a écopé de trois ans d'emprisonnement supplémentaires.

Depuis plus de dix ans à Caen, cette femme a pris pour habitude d’aller au plus près des détenus en qui elle a une totale confiance. Pablo T. fait partie de ceux-ci. En 2002, la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine l’avait condamné à huit ans de prison pour viol.

En mars 2007, écrit Ouest-France, il écopait de quinze ans d’emprisonnement supplémentaires par la cour d’assises de Seine-Saint-Denis pour des faits similaires. Et après avoir connu les établissements pénitentiaires de Rennes, d’Argentan, de Meaux, de Villepinte, de Fresnes et de Saint-Martin-de-Ré, cela faisait maintenant plus d’un an que Pablo T. était détenu au centre pénitentiaire de Caen.

Un détenu agresse la visiteuse qui avait une totale confiance en lui

La femme évoquée plus haut, âgée de 68 ans, rend visite deux fois par semaine à Pablo, selon lui. Sa compagnie et les échanges verbaux qu’il tient avec elle permettent à ce détenu d’oublier un temps son environnement :  « Je n’étais pas amoureux d’elle, mais je l’aimais bien ».

Mais le jeudi 16 août dernier, ce lien va visiblement se rompre. Après que la sexagénaire s’est assise sur le lit du détenu, tous deux commencent à discuter. C’est alors que Pablo se poste devant la porte de sa cellule, avec l’intention manifeste de garder sa visiteuse sous son emprise. Elle racontera avoir été ensuite « ceinturée au niveau du buste », puis sexuellement agressée et menacée.

Trois ans de prison supplémentaires

Après que sa visiteuse lui a, à plusieurs reprises, demandé de la laisser partir, le détenu consent finalement à relâcher son étreinte. La femme trouve alors refuge auprès de membres de la direction de la prison, devant lesquels elle restera muette près d’une heure.

Mercredi, Pablo T. était jugé devant le tribunal correctionnel de Caen. Dans un premier temps, il a minimisé voire même nié les faits, avant de les reconnaître et de les expliquer. Il n’aurait ainsi pas supporté la proximité de sa visiteuse avec d’autres détenus. Alors qu’il pouvait être libéré le 20 mai 2020, la justice l’a condamné à trois ans de prison ferme supplémentaires pour cette nouvelle atteinte.

Gael Brulin

Spécialiste Faits Divers

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