En bref
- Buzz Aldrin a publié une note de frais
- Montant déclaré, environ 31 euros (33,31$)
- Apollo 11 a aussi rempli la douane
Voir la Lune apparaître sur une note de frais, ça a quelque chose de presque absurde. Et c’est pourtant bien ce qu’a montré Buzz Aldrin, 85 ans, en dévoilant un document adressé à la NASA, où figure un remboursement de déplacement d’environ 31 euros (33,31$).
Une mission historique, une facture presque ordinaire
Le plus frappant, c’est le décalage. On parle du deuxième homme à avoir marché sur la Lune, mais aussi d’un salarié de la NASA qui remplit des papiers comme n’importe quel employé ou presque.
Cette somme de 33,31 dollars ne correspond évidemment pas à l’aller-retour entre la Terre et la Lune. Elle couvre en fait les frais liés à l’usage de son véhicule personnel pour rejoindre la base de la NASA à Houston, au Texas, depuis son domicile.
Un itinéraire qui aligne la Terre et la Lune
Le document vaut surtout pour ce qu’il raconte en quelques lignes. On y voit défiler les étapes du voyage, noir sur blanc, avec une logique administrative impeccable et, quand même, un résultat assez saisissant.
Sont mentionnés le lieu de résidence, Cap Canaveral, la navette spatiale, la Lune, un navire de la marine, une étape à Hawaï, puis le retour à la base de Houston. En gros, l’un des plus grands exploits du XXe siècle tient aussi dans une suite de cases remplies sur un formulaire.
Même revenus de la Lune, passage obligé par la douane
Ce n’est pas le seul papier exhumé. Buzz Aldrin a aussi rappelé que l’équipage d’Apollo 11 avait dû signer des formulaires de douane au retour.
La raison est très concrète. Les astronautes rentraient sur le sol américain avec de la poussière lunaire et quelques kilos de roches prélevées sur la Lune. Neil Armstrong et ses compagnons ont donc rempli ce document comme l’exigeaient les procédures.
Huit dollars par jour, avec déductions
L’autre détail, plus terre à terre encore, concerne la rémunération annexe de la mission. D’après ce qu’a rappelé Le Figaro en citant Andrew Smith, auteur de Moondust: In search for the men who fell to Earth, l’équipage d’Apollo 11 touchait environ 7 euros par jour (8$) de compensation.
Avec l’inflation, cela représente un peu plus de 52 euros (60$). Andrew Smith précisait que les astronautes recevaient la même indemnité que sur leur base d’entraînement, avec plusieurs déductions, notamment pour le logement, puisque le gouvernement fournissait le lit à bord du vaisseau spatial.
Vos questions, nos réponses
Pourquoi cette note de frais attire autant l’attention ?
Parce qu’elle met côte à côte deux réalités qui se heurtent. D’un côté, une mission historique vers la Lune. De l’autre, une dépense banale de salarié. Ce contraste rend le document marquant, presque comique, sans rien enlever à l’importance d’Apollo 11.
Les 33,31 dollars correspondaient-ils au voyage spatial ?
Non. Le montant concerne seulement l’utilisation de la voiture personnelle de Buzz Aldrin pour rejoindre la base de la NASA à Houston. Le document ne chiffre pas le coût de la mission lunaire elle-même.
Pourquoi fallait-il un formulaire de douane au retour ?
Parce que l’équipage rapportait des matières venues de la Lune, en l’occurrence des roches et de la poussière. Dès lors qu’elles entraient sur le territoire américain, elles relevaient d’une procédure administrative classique, même si le contexte, lui, ne l’était pas du tout.
Que dit l’indemnité quotidienne sur le statut des astronautes ?
Elle rappelle qu’au-delà du prestige, les astronautes restaient des employés soumis à des règles précises. L’indemnité journalière, les retenues et même le logement comptabilisé montrent une gestion très administrative d’une aventure pourtant hors norme.