Bouches-du-Rhône : plainte après qu’un instituteur a irrité la joue d’un enfant avec une éponge

C'est avec le côté "vert" de l'éponge que la joue de l'enfant a été frottée, à vif. L'enseignant a expliqué qu'à l'origine, c'était pour supprimer une tache de feutre.

César, 4 ans et demi, est scolarisé à l’école La Quinsounaïo à Roquevaire (Bouches-du-Rhône). Le 1er octobre dernier, ses parents sont appelés par l’instituteur pour qu’ils viennent le chercher. Car selon lui, l’enfant a fait une allergie après que sa joue été nettoyée dans le but d’effacer une tache de feutre, et dans le but que « ça serve d’exemple aux autres enfants ».

Seulement, quand ils vont le chercher, ils s’aperçoivent que la lésion ressemble à une brûlure d’une surface de 2 cm sur 3 cm, rapporte France Bleu Provence. César explique à ses parents que c’est avec le côté vert de l’éponge qu’il a frotté.

Plainte des parents

Dans la même journée, les parents portent plainte à la gendarmerie de Roquevaire. Le lendemain, l’enseignant n’est pas retourné à l’école. Deux semaines plus tard, lors d’une réunion avec la directrice de l’établissement et l’inspecteur d’académie, ils apprennent qu’il sera de retour à son poste à la fin des vacances scolaires. Car selon l’inspecteur, il ne lui appartient pas « au regard de l’enquête en cours menée par la gendarmerie, de sanctionner ou de déplacer l’enseignant ».

Seulement, les parents refusent son retour. Et c’est un courrier de l’Inspection académique que les parents apprennent « qu’une nouvelle enseignante sera affectée sur l’école. Cette décision a été prise non pas en réponse à vos menaces répétées, mais uniquement dans le seul souci d’apaiser le climat sur l’école ».

César « s’est remis à faire pipi au lit »

En attendant le résultat de l’enquête de gendarmerie, les parents affirment que cet épisode n’a pas été sans conséquences sur la psychologie de l’enfant : « Il s’est remis à faire pipi au lit et à prendre la sucette. Psychologiquement, il est atteint. Il se remet à taper […] On apprend à nos enfants à ne pas taper, à s’excuser, et nous, on n’a reçu aucune excuse verbale ou écrite de l’instituteur », a déclaré sa mère à France Bleu.

Son père renchérit : « En aucun cas, un instituteur en faute ne doit reprendre ses fonctions. L’inspecteur d’académie doit protéger nos enfants dans nos écoles ».

https://twitter.com/bleuprovence/status/1191775046890594305

Jérôme Nelra

Spécialiste Faits Divers

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