Birkenstock a fait une demande d’introduction en Bourse à New York

D'après le Wall Street Journal, les actionnaires s'attendent et espèrent une valorisation de plus de sept milliards de dollars.

Gros plan d'un graphique de la bourse en mouvement, mettant en évidence les tendances économiques et les inquiétudes financières globales.
Image d'illustration. Graphique boursier fluctuant — ADN

Un document publié sur le site de la SEC, le régulateur américain des marchés financiers, indique que le fabricant allemand de sandales Birkenstock a déposé mardi son dossier en vue d’une introduction à la Bourse de New York.

Le prospectus ne précise pas de date de cotation des titres de l’entreprise contrôlée par la société d’investissement L Catterton, à laquelle est associé le leader mondial du luxe LVMH

Une valorisation de 7 milliards de dollars ?

Si l’on en croit le Wall Street Journal, les actionnaires attendent une valorisation de plus de sept milliards de dollars pour la société dont le siège est situé à Linz-am-Rhein, dans le proche voisinage de Bonn.

Quoi qu’il en soit, et ici les chiffres sont tangibles, Birkenstock a dégagé lors de sa dernière année fiscale un chiffre d’affaires de 1,24 milliard d’euros (1,22 milliard de dollars au cours de l’époque) et un bénéfice net de 187 millions d’euros (183 millions de dollars). Et sur le semestre allant d’octobre 2022 à mars 2023, les revenus atteignent 644 millions d’euros, ce qui correspond à une augmentation de 18%. En huit ans, Birkenstock a multiplié son chiffre d’affaires par quatre.

Birkenstock, fondée en 1774

C’est en 1774 que le cordonnier Johann Adam Birkenstock commence par se lancer dans la commercialisation de semelles. Et ce n’est que près de deux siècles plus tard, en 1963, que la sandale commencera à être vendue.

Cette dernière constitua l’un des symboles du mouvement d’émancipation de la jeunesse occidentale durant les années 1960 et 1970.

De la ringardise au regain de popularité

Et durant ces dernières années, leur image qui s’était largement flétrie est redevenue signe d’une certaine élégance. Une transformation qui est passée par un marketing agressif (voir leur présence dans le film Barbie), elle a même fait l’objet de collaborations avec Dior, Valentino, Céline ou Givenchy.

Et la marque n’est pas peu fière de fabriquer ses produits en Allemagne.

Jérôme Nelra

Éditeur·rice

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