En bref
- Le barème 2026 grimpe de 0,9 %
- Le gel fiscal a été abandonné
- Les retraités gardent l’abattement actuel
Pour beaucoup de foyers, le point clé est là. En 2026, le barème de l’impôt sur le revenu sera relevé de 0,9 %, et non gelé. Dit simplement, cela évite qu’une hausse liée à l’inflation fasse entrer davantage de ménages dans l’impôt sans vraie amélioration de leur niveau de vie.
Le gel du barème a finalement été écarté
L’idée a pourtant circulé sérieusement. Dès juillet 2025, François Bayrou avait évoqué un gel du barème, avant que Sébastien Lecornu, arrivé à Matignon, remette cette piste sur la table. L’intérêt, pour l’exécutif, était simple : récupérer près de 1,9 milliard d’euros et tenir un cap de déficit fixé à 5 %.
Mais ce choix avait un effet mécanique, et même assez rude. Si les seuils ne bougent pas alors que les salaires les plus bas suivent l’inflation, certains contribuables deviennent imposables, ou passent dans une tranche supérieure, sans gagner réellement plus. C’est ce point qui a crispé une partie de la majorité et plusieurs sénateurs.
Pourquoi l’inflation change tout
Le débat peut sembler technique, il est en fait très concret. Quand les prix montent, les revenus les plus modestes peuvent être ajustés. Si le barème fiscal reste immobile, l’État prélève davantage sur des hausses qui compensent surtout la vie plus chère. Résultat, les salariés au Smic étaient en première ligne.
Certains parlementaires ont bien tenté une solution intermédiaire, avec une revalorisation limitée aux revenus modestes. Le gouvernement a finalement retenu une option plus large, en réindexant l’ensemble des tranches. Un choix plus lisible, et franchement plus cohérent avec le principe d’un barème qui suit l’évolution des prix.
Le nouveau barème est désormais fixé
Cette fois, l’arbitrage est clair. Bercy a confirmé que toutes les tranches seront rehaussées de 0,9 %, en suivant la dernière estimation de l’inflation publiée par l’Insee. Quelques heures plus tôt, l’Assemblée nationale avait pourtant voté une hausse de 1,1 %.
Puis le chiffre définitif est tombé. L’Insee a indiqué que l’indice des prix à la consommation harmonisé, l’IPCH, augmentait de 0,9 % en 2025. C’est donc ce taux qui sert de base au barème 2026.
Dans le même mouvement, un autre sujet a été tranché. La réforme de l’abattement fiscal des retraités n’ira pas plus loin, elle est abandonnée. Pour les contribuables, cela stabilise le cadre. Et pour le budget, cela montre surtout à quel point chaque dixième de point compte.
Vos questions, nos réponses
Qu’est-ce que l’indexation du barème ?
C’est l’ajustement annuel des seuils de l’impôt en fonction de l’inflation. Si les seuils montent, une hausse de revenu liée aux prix n’entraîne pas automatiquement plus d’impôt. Sans cette correction, des ménages peuvent payer davantage alors que leur pouvoir d’achat ne progresse pas.
Pourquoi un gel aurait-il surtout touché les bas revenus ?
Parce que ce sont eux qui peuvent franchir un seuil avec une petite hausse de salaire. Quand on est proche de l’entrée dans l’impôt, quelques euros de plus par mois peuvent suffire à changer la situation fiscale, même si cette hausse compense juste l’augmentation des prix.
Pourquoi parle-t-on de 1,1 % puis de 0,9 % ?
Le chiffre de 1,1 % a été voté avant la publication définitive de l’inflation. Ensuite, l’Insee a arrêté l’IPCH à 0,9 % pour 2025. C’est cette donnée finale qui a été retenue pour la revalorisation du barème.
L’abandon de la réforme pour les retraités change quoi ?
Cela signifie que l’abattement fiscal dont ils bénéficient n’est pas modifié dans ce cadre. Pour les retraités concernés, les règles restent donc celles déjà en vigueur, sans nouveau durcissement annoncé ici.