Au printemps, promenez votre chien en pleine nature, mais gare aux épillets et aux tiques

Image d'illustration. Coureur et chien en canicross à travers la forêtADN
Au printemps, les promenades en pleine nature exposent les chiens à des dangers tels que les épillets, qui peuvent s’incruster dans leur peau, ou les tiques, vecteurs de maladies. Une vigilance accrue s’impose lors des sorties.
Tl;dr
- Printemps : hausse des incidents vétérinaires en balade canine.
- Quatre dangers majeurs : tiques, épillets, chenilles, insectes.
- Inspection et matériel adapté recommandés après chaque sortie.
Promenades printanières : vigilance accrue pour les propriétaires de chiens
Lorsque les beaux jours reviennent, la tentation d’arpenter forêts et prairies aux côtés de son compagnon à quatre pattes se fait plus forte. Mais ce plaisir renouvelé n’est pas sans risques. Selon le service téléphonique d’urgence vétérinaire 3115, une hausse spectaculaire du nombre d’incidents a été observée au printemps 2025 : « les appels progressent en moyenne de +20 % en mars, +32 % en avril, et +56 % en mai, comparé à février ». Des chiffres qui invitent à la prudence.
Les menaces saisonnières à connaître
Parmi les risques majeurs à surveiller lors des sorties avec son chien, quatre dangers se distinguent particulièrement :
- Tiques : Dès le printemps, ces parasites deviennent actifs et transmettent parfois des maladies graves comme la piroplasmose. Après chaque promenade, il convient d’inspecter minutieusement le pelage, surtout autour du cou, des oreilles ou entre les doigts. L’utilisation d’un tire-tique est fortement recommandée si besoin.
- Épillets : Ces épis de graminées peuvent s’infiltrer dans les oreilles ou entre les coussinets. Les signes d’alerte ? Un chien qui éternue beaucoup, secoue la tête ou boite après une sortie.
- Chenilles processionnaires : Leurs poils urticants peuvent provoquer des réactions sévères (salivation excessive, gonflement de la langue) voire être mortels. Il est donc crucial d’éviter les zones à risques et d’agir vite en cas de contact.
- Piqûres d’insectes : Moustiques ou abeilles ciblent parfois museau et bouche. Surveillez alors tout gonflement ou comportement inhabituel.
Bons réflexes et trousse indispensable
Face à ces dangers, il vaut mieux anticiper. Avant de partir en balade, penser à glisser dans son sac un minimum de matériel : un tire-tique, du sérum physiologique pour rincer une plaie ou l’œil en cas de contact avec un épillet ou une chenille, quelques compresses stériles, un désinfectant adapté aux animaux ainsi qu’une petite lampe pour inspecter oreilles et coussinets.
En cas de doute ou face à un symptôme inquiétant (fièvre soudaine après morsure de tique, hypersalivation post-contact avec une chenille…), le recours au 3115 permet d’obtenir un premier avis vétérinaire. Comme le rappellent ses équipes : « les vétérinaires régulateurs orientent alors les propriétaires vers la conduite à tenir et vers une structure d’urgence si besoin ».
Poursuivre ses balades sereinement
Profiter du renouveau printanier reste évidemment possible dès lors que l’on adopte ces gestes simples de prévention. Une vigilance accrue lors des promenades suffit souvent à éviter le pire – et ainsi garantir que le plaisir partagé entre maître et animal ne soit jamais assombri par l’imprévu.