En bref
- Les agriculteurs demandent une contribution exceptionnelle
- Le gouvernement les reçoit le 14 septembre
- Le modèle renvoie à la sécheresse de 1976
Les discussions entre le gouvernement et les Jeunes agriculteurs sont annoncées pour le 14 septembre, avec sur la table une demande sensible, remettre en place un impôt sécheresse après un été marqué par la canicule et la sécheresse des sols.
Un rendez-vous déjà fixé avec l’exécutif
L’organisation agricole a présenté le 31 août un dossier de mesures d’urgence. Parmi elles, une contribution générale adossée à l’impôt, pensée pour absorber une partie des pertes subies cet été. L’idée n’a pas été balayée à ce stade.
Au micro de France Inter, la ministre de l’Agriculture a expliqué que la France devait se tenir aux côtés des agriculteurs, mais aussi des consommateurs, des distributeurs, des banquiers, des assureurs et des collectivités locales. Pour l’instant, rien n’est acté. Le prochain point concret, c’est donc ce rendez-vous de septembre.
Pourquoi les agriculteurs réclament une aide large
La demande part d’un constat simple. Avec la canicule et la sécheresse, les récoltes ont reculé et les éleveurs ont aussi été touchés. Moins de production, donc moins de ventes.
Les Jeunes agriculteurs jugent que la réponse publique n’est pas à la hauteur de l’urgence. L’organisation réclame un soutien financier pour l’ensemble des exploitations et pour toutes les productions concernées par les aléas climatiques, avec une ligne claire, ne laisser aucune ferme de côté cette année.
Le point important, c’est l’ampleur de la demande. Il ne s’agit pas d’une aide ciblée sur quelques filières, mais d’un dispositif le plus large possible.
Le retour d’un outil né en 1976
L’idée renvoie à un précédent bien connu dans le monde agricole. En 1976, après une sécheresse majeure, Valéry Giscard d’Estaing avait annoncé une contribution exceptionnelle calculée sur le revenu de l’année précédente.
Ce mécanisme avait servi à alimenter un fonds d’indemnisation pour les agriculteurs sinistrés. Au total, 2,2 milliards de francs avaient été mobilisés pour l’agriculture.
Cette fois, l’argent pourrait notamment servir à suspendre temporairement le remboursement des mensualités de prêt pour les exploitants ayant récemment investi, par exemple dans des bâtiments adaptés ou dans du matériel d’irrigation. Le détail compte, parce que beaucoup de fermes ont engagé ces dépenses avant de subir l’été sec de plein fouet.