Cyberattaque au ministère de l’Écologie, une nouvelle alerte au sommet de l’État

Des sites liés au ministère de la Transition écologique ont été perturbés après une attaque fin août. Une revendication en ligne relance l’alerte.

Bureaux avec écrans d’administration allumés
Image d'illustration. L’attaque vise des services liés à l’État. — ADN

En bref

  • Le ministère de l’Écologie a subi une cyberattaque.
  • Plusieurs sites sont restés inaccessibles mercredi.
  • Une revendication évoque aussi des données volées.

Les attaques informatiques contre les administrations françaises s’enchaînent. Cette fois, c’est le ministère de la Transition écologique qui a été touché, après le fisc et le ministère de l’Éducation nationale ces dernières semaines.

Une attaque détectée fin août, rendue visible mercredi

Le pôle ministériel a subi, fin août, une cyberattaque que le ministère décrit comme sophistiquée. Elle visait des outils de messagerie. Mercredi 2 septembre, l’incident est devenu visible pour le public avec l’indisponibilité de plusieurs services en ligne.

Le ministère a indiqué que des mesures particulières avaient été prises pour contenir l’attaque et renforcer la sécurité de ses systèmes d’information. Il a aussi précisé qu’un signalement avait été transmis au parquet.

Des services en ligne temporairement hors service

Concrètement, plusieurs sites rattachés au ministère n’étaient plus accessibles mercredi. Le site des consultations publiques en matière d’environnement, utilisé pour recueillir l’avis du public sur des projets d’arrêtés ou de décrets, affichait un message de maintenance.

Même chose pour plusieurs sites d’administrations régionales. Les internautes voyaient apparaître des messages du type « Maintenance en cours » ou « Merci de réessayer plus tard, vous serez bientôt en mesure de réutiliser ce service ». Pas de quoi tirer plus de conclusions sur l’ampleur réelle de l’attaque, mais la gêne était bien visible.

Une revendication et des données potentiellement compromises

Selon le site spécialisé FrenchBreaches, l’attaque a été revendiquée mercredi sur un forum criminel par un utilisateur anonyme. Cet acteur affirme aussi détenir plusieurs milliers de données.

À ce stade, cette revendication reste une déclaration d’un auteur non identifié. Le point établi, lui, est l’attaque confirmée par le ministère et les perturbations observées sur plusieurs sites.

Une série qui touche déjà le fisc et l’Éducation

L’affaire arrive dans un contexte chargé. L’été a déjà été marqué par le vol de données du fisc, qui a concerné des centaines de milliers de particuliers et de professionnels. Des données de plusieurs dizaines de milliers d’enseignants et d’élèves avaient aussi été dérobées.

Face à cette répétition, Sébastien Lecornu a demandé fin août la création d’une nouvelle unité cyber, avec l’objectif d’apporter une réponse opérationnelle plus réactive. Clairement, cet épisode ajoute de la pression sur l’appareil d’État, alors que la question n’est plus seulement technique mais aussi celle de la continuité des services publics.

Jérôme Nelra

Éditeur·rice

X Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Cyberattaque Ministère

Lisez 24matins en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.