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Washington et Téhéran annoncent un accord, Ormuz va rouvrir

International > États-Unis (USA) > Iran > Pétrole
Par Jérôme Nelra,  publié le 15 juin 2026 à 13h00.
International
Pétroliers dans le détroit dOrmuz

Image d'illustration. Le trafic doit reprendre dans Ormuz.ADN

Les États-Unis et l’Iran disent avoir conclu un accord pour arrêter la guerre. Ormuz doit rouvrir, avec une signature annoncée à Genève.

En bref

  • Accord annoncé entre Washington et Téhéran
  • Ormuz doit rouvrir après déminage
  • Des négociations restent prévues sur 60 jours

L’annonce a eu un effet immédiat sur les marchés. Après des mois de tensions, le détroit d’Ormuz doit rouvrir à la suite de l’accord annoncé entre les États-Unis et l’Iran, et les cours du pétrole ont chuté de plus de 4 % dans la foulée.

Ormuz redevient le point central

Sur son réseau, Donald Trump a indiqué qu’il autorisait la réouverture d’Ormuz sans droits de passage, avec la levée immédiate du blocus naval américain. Il a précisé que cette ouverture interviendrait à partir de la signature prévue vendredi, afin de permettre le déminage.

Ce passage est stratégique. En temps normal, il voit transiter un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures. Son blocage, après le déclenchement de la guerre le 28 février, avait fortement tendu les marchés.

Ce que Washington et Téhéran disent avoir acté

L’accord a été annoncé tard dimanche 14 juin par Shehbaz Sharif, Premier ministre du Pakistan et médiateur du conflit, puis confirmé par Washington et Téhéran. Une cérémonie de signature est prévue le 19 juin à Genève, en Suisse.

Côté iranien, le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a affirmé à la télévision d’État que le texte prévoyait la fin immédiate et définitive de la guerre sur les différents fronts, y compris au Liban. Le vice-président américain JD Vance a fait savoir qu’il assisterait à la signature, et que la présence de Donald Trump restait possible.

Un texte encore flou, avec 60 jours de négociations

Le document n’a pas été rendu public. C’est un point important. Kazem Gharibabadi a toutefois détaillé un calendrier de 60 jours pour tenter d’aboutir à un accord définitif.

Les discussions doivent porter sur plusieurs sujets, avec un ordre reformulé par rapport aux annonces initiales : le nucléaire, la levée des sanctions visant l’Iran, un mécanisme de suivi des engagements et la reconstruction avec le développement économique du pays.

L’agence Mehr a aussi évoqué, sans confirmation officielle, le déblocage d’environ 21 milliards d’euros (24 milliards de dollars) d’avoirs iraniens gelés pendant cette période, dont la moitié avant l’ouverture des pourparlers.

Une accalmie fragile sous forte pression diplomatique

Le contexte reste tendu. Peu avant l’annonce, le Conseil suprême de sécurité nationale iranien évoquait encore une riposte imminente après un raid israélien dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, qui a fait trois morts dimanche.

Dans le même temps, Donald Trump, sous pression avant le sommet du G7 à Evian, a critiqué l’attaque israélienne. Au média Axios, il a assuré avoir recadré Benjamin Netanyahu, jugeant qu’il « n’a aucun putain de jugement ». Israël a de son côté indiqué avoir riposté à des drones du Hezbollah.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a salué une « étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit ». En France, Emmanuel Macron a dit vouloir suivre les conséquences de l’accord, le soutien au Liban et la suite des discussions sur le nucléaire et le balistique iranien. Dans un communiqué conjoint, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Italie ont indiqué être prêts à lever certaines sanctions si l’Iran prend des mesures claires et vérifiables sur son programme nucléaire.

Le Récap
  • En bref
  • Ormuz redevient le point central
  • Ce que Washington et Téhéran disent avoir acté
  • Un texte encore flou, avec 60 jours de négociations
  • Une accalmie fragile sous forte pression diplomatique
En savoir plus
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