Voitures d’occasion électriques, l’aide qui arrive en septembre

Une prime pour l’achat ou la location d’une voiture électrique d’occasion arrive en septembre 2026. Elle sera ouverte largement, avec quelques critères précis.

Voiture électrique branchée à une borne
Image d'illustration. Des réglages concrets allongent l'autonomie. — ADN

En bref

  • Prime lancée en septembre 2026
  • Sans condition de revenus
  • Aides renforcées pour certains professionnels

Le marché du neuf reste trop haut pour pas mal de ménages. C’est là que la nouvelle prime entre en jeu, avec un objectif simple, aider à financer une voiture électrique d’occasion dès septembre 2026.

L’aide a été actée par un arrêté publié au Journal officiel. Elle concernera l’achat comme la location avec option d’achat, sur des modèles d’occasion. L’idée est claire, accélérer la bascule vers une mobilité plus propre sans réserver le dispositif à une petite partie des conducteurs.

Pourquoi cette prime arrive maintenant

Le calendrier n’a rien d’anodin. À partir de septembre 2026, le gouvernement ajoute donc ce nouveau levier au soutien déjà existant autour de l’électrique.

Dans les faits, la mesure vise ceux qui renoncent au neuf, souvent jugé trop cher, mais qui veulent quand même passer à un modèle zéro émission à l’usage. Et le dispositif ne se limite pas à l’achat comptant, ce qui peut élargir son public.

Les conditions à remplir pour toucher l’aide

Premier point, il n’y a pas de condition de revenus. Toute personne titulaire du permis peut demander cette aide.

Le véhicule, lui, devra respecter plusieurs critères. Il devra être fourni par un professionnel de l’automobile, avoir été immatriculé en France entre 2017 et 2023, et afficher une batterie avec un état de santé d’au moins 80 %. Ce n’est pas un détail. Sur l’occasion électrique, la batterie reste le cœur du sujet, un peu comme le moteur sur une voiture thermique.

Autre exigence, le bénéficiaire devra conserver le véhicule pendant au moins 36 mois.

Un coup de pouce modeste pour le grand public, renforcé pour certains métiers

Pour le grand public, le montant annoncé tourne autour de 307 euros par véhicule. Pas de quoi bouleverser un budget à lui seul, mais assez pour alléger un dossier.

Le vrai changement concerne les professionnels de l’aide à domicile et des services à la personne. Jusqu’à la fin de l’année 2026, des coefficients multiplicateurs sont prévus. Leur aide CEE pourrait aller de 2 000 à 2 360 euros, à condition que le véhicule acheté ou loué vaille moins de 25 000 euros.

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a défendu cette orientation en rappelant que ces professionnels sont indispensables pour permettre à des millions de Français de rester chez eux. Elle vise, avec cette mesure, une flotte de 30 000 véhicules électriques dédiée à ce service.

Les taxis ont aussi leur propre dispositif

En parallèle, un autre arrêté vise les taxis. Cette fois, il s’agit de véhicules électriques neufs, achetés ou loués.

La fenêtre est courte, entre le 1er septembre et le 31 décembre 2026 pour les commandes. L’aide pourrait atteindre environ 3 500 euros, et monter jusqu’à 5 500 euros si le véhicule et sa batterie sont fabriqués en Europe. On voit le cap, verdir plus largement les transports professionnels, pas seulement la voiture particulière.

Morgan Fromentin

Spécialiste Économie

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